Burkina Faso-presse-Revue

La levée des mesures relatives au Covid-19, à la Une des quotidiens burkinabè

Ouagadougou, 5 mai 2020 (AIB) – Les quotidiens burkinabè de ce mardi commentent largement la levée de certaines mesures visant à éviter la propagation de la maladie à coronavirus (Covid-19).

Dans sa rubrique ‘’Les news du jour’’, Aujourd’hui au Faso rapporte que «la mise en quarantaine des villes est suspendue», avant de revenir sur le sujet dans sa ‘’Radioscopie’’.

Selon le journal, hier 4 mai au Burkina Faso, «bien avant que le décret présidentiel levant la quarantaine qui frappait certaines villes, plusieurs camions de transports en commun, roulaient déjà en trombe, pour rallier les différentes cités».

De son côté, le quotidien privé Le Pays publie l’intégralité des deux protocoles d’accord signés entre le gouvernement et les acteurs des transports au Burkina Faso, suite au décret présidentiel levant la mesure portant mise en quarantaine des villes.

Quant à Sidwaya, le quotidien national, il arbore à sa Une, les propos du président de la Faitière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB), Issoufou Maïga qui dit: «Nous allons saisir cette occasion avec responsabilité».

Le même quotidien informe que pour la gestion du COVID-19, «l’Assemblée nationale déploie son scanner».

Pendant ce temps, L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, parle des mesures de déconfinement au niveau continental, soulignant «le pari risqué des Africains».

Le confrère rappelle que petit à petit, les nombreuses mesures prises en Afrique pour endiguer la propagation du Covid-19 sont en train d’être levées dans certains pays.

«C’est le cas notamment au Nigeria où le déconfinement progressif et partiel est en cours à Lagos et à Abuja après un mois de confinement quasi hermétique qui a souvent entraîné des manifestations violentes de la population», relate-t-il.

Et de faire remarquer qu’«au Burkina, où les autorités n’avaient pas osé aller  jusqu’au confinement, la mise en quarantaine des villes qui ont enregistré au moins un cas de coronavirus, décidée le 27 mars dernier, a finalement été suspendue hier par décret présidentiel».

A lire L’Observateur Paalga, «que ce soit à Abuja, à Kigali ou à Ouagadougou, la question qu’on se pose légitimement est celle-ci: +lève-t-on les mesures restrictives des libertés individuelles et collectives parce que la situation est sous contrôle et que le pire serait passé ou bien la pression sociale et économique est devenue si intenable qu’entre deux maux, les dirigeants ont choisi ce qu’ils pensent, et espèrent, être le moindre ?+».

Agence d’information du Burkina

 

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