1. Toutes les allées principales du marché sont occupées par des vendeuses de légumes et de ceréales.

Réouverture du marché de Kaya : Le difficile respect des mesures barrières

Kaya, 23 avril 2020 (AIB)-Absence de lave-mains devant les boutiques, refus de porter les cache-nez, allées occupées…, le respect des mesures barrières au Covid-19, semblent difficiles au marché central de Kaya, au premier jour de sa réouverture. Constat !

 Il est 9h 05 mn ce jeudi 23 avril 2020. Nous sommes à l’entrée principale sis au côté ouest du marché central de Kaya. Un stagiaire de la police municipale et un volontaire adjoint de sécurité (VADS) veillent au grain.

Deux fillettes viennent d’être refoulées pour le non port de cache-nez.

Ici, le port de bavettes et le lavage de mains sont obligatoires avant tout accès du marché.

«Nous sensibilisons les gens sur le respect des mesures barrières. Certains nous disent qu’ils n’arrivent pas à respirer en portant des cache-nez. De même, il y a des commerçants qui refusent de relaver leurs mains à leur retour une fois sortie du marché», a déploré un agent de sécurité, ayant requis l’anonymat.

3. Le lavage des mains est obligatoire avant l’accès au marché.

Au côté nord du marché, un service de la Police municipale, composé de quatre agents surveillent les entrées et sorties. Là, deux dispositifs de lave-mains sont installés.

«Nous veillons au respect des mesures barrières tout en mettant l’accent sur la sensibilisation», a déclaré le chef de poste, l’Assistant de police Boukary Kanfando.

Au niveau des huit portes principales, chaque entrée est surveillée par deux agents de sécurité, épaulés par des volontaires et vendeurs de cache-nez.

«Nous profitons vendre nos cache-nez. L’unité fait 200 F CFA. J’ai vendu une vingtaine», a souligné Saidou Sawadogo.

Les autres entrées secondaires ont été bloquées par des tôles et des cordes.

A l’intérieur du marché, le constat est désolant. Aucun dispositif de lave-mains n’est installé devant les boutiques ou hangars des commerçants.

«Nous sommes en train de nous préparer pour l’achat de ce matériel parce que nous avons fait presqu’un

4. Les bouchers de Kaya invitent les clients à laver leurs mains avant tout achat.

mois à la maison sans rien vendre», se justifie Haoua Ouédraogo, vendeuse de chaussures.

Les allées principales sont aussi occupées par des vendeuses de légumes et de céréales dont la plupart ne porte pas de cache-nez.

Ici, il est donc difficile de respecter la distanciation sociale. Sans bavette, Olga Ouédraogo, est assise sur un tabouret avec une camarade. «Je ne porte pas de cache-nez parce que je n’arriverai pas à respirer», a-t-elle indiqué.

Nos interlocutrices disent attendre ‘’impatiemment’’ les dons de vivres aux personnes vulnérables, promis par le gouvernement.

Notre balade nous a conduits sous le hall des bouchers. Là, une seule porte sur six est ouverte sans dispositif de lavage de mains.

L’affluence n’est pas au rendez-vous. «Nos clients n’étaient pas sûrs de la réouverture du marché. Depuis ce matin, je n’ai pas encore vendu même 500 francs, sauf les commandes livrées aux restauratrices», fait savoir Assami Kargougou.

Pour lui, le lavage des mains fait partie des principes d’hygiène de leur métier. «Nous attendons toujours ces dispositifs afin d’inviter nos clients à se laver les mains avant toute manipulation de la viande», plaide M. Kargougou.

2. Certaines entrées du marché ont été supprimées.

Il exhorte la Municipalité à ouvrir toutes les portes d’entrée, afin de pouvoir écouler leurs produits.

L’ex-vice-président de l’Association des bouchers du Sanmatenga (ABS), Harouna Kargougou, exprime sa gratitude à l’endroit des autorités régionales et municipales pour cette réouverture. «Cela nous permettra de subvenir à nos besoins vitaux», se réjoui-t-il.

Il invite les autorités communales à mettre l’accent sur la sensibilisation des populations au respect des mesures barrières, à travers des émissions radiophoniques.

Sur la question du non-respect des mesures barrières à l’intérieur du marché, la police municipale sur place n’a pas voulu se prononcer sans l’ordre de sa hiérarchie.

Auparavant, dans la matinée, des commerçants ont rendu une visite de courtoisie au chef de canton du Sanmatenga, le Naaba Koom, afin de recueillir des bénédictions pour contrer le coronavirus.

Agence d’information du Burkina

Emil Abdoul Razak SEGDA

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here