Burkina-Syndicats-Salaire-Suspension-Solidarité

 Burkina/Syndicats : Plus de 67 millions pour compenser des coupures et des suspensions de salaires

Ouagadougou, 22 av. 2020 (AIB)-La souscription initiée par la coalition syndicale, a réuni à la date du 21 avril, plus de 67 millions de FCFA dont plus de 53 millions de FCFA ont servi à compenser des coupures et des suspensions de salaires qui ont frappé 756 travailleurs, à la suite d’une grève.

«La souscription qui se poursuit, donne un point global, à la date du 21 avril 2020, de la somme de soixante-sept millions six cent vingt-huit mille sept cent soixante-trois (67 628 763) francs CFA dont un solde provisoire de quatorze millions cent quarante-quatre mille neuf cent treize 14.144.913 francs», a déclaré Bassolma Bazié mercredi, lors d’un point de presse.

Selon le porte-parole de la coalition, un appui de 53.369.825 francs CFA a été octroyé à 756 travailleurs dont les salaires ont été coupés ou suspendus en mars, à la suite d’une grève contre l’élargissement de l’impôt aux primes et indemnités des travailleurs publics.

M. Bazié a félicité l’ensemble des travailleurs et des syndicats  pour leur  esprit de disponibilité, de sacrifice et de solidarité historique  au profit  des responsables et  des militants frappés par les suspensions et coupures de salaires.

Les syndicats en lutte ont demandé au gouvernement de rapporter l’application de l’Impôt unique sur le traitement des salaires  (IUTS) entamé depuis le mois de février dernier sur les primes et indemnités, de lever les suspensions et de rétablir les salaires des travailleurs sanctionnés.

La Coalition syndicale dit envisager entre autres, une campagne de dénonciation contre le parti au pouvoir et de renforcer la mobilisation des militants autour de la plate-forme revendicative.

Du 16 au 20 mars 2020, la cinquantaine des organisations syndicales pilotées par Basolma Bazié, observaient une grève de 120h contre l’élargissement de l’impôt (IUTS) sur les primes et indemnités des fonctionnaires et sa suppression au niveau du parapublic et du privé.

Notons que des magistrats qui ont vu leurs salaires coupés, ont entrepris depuis le 17 avril, une campagne judiciaire pour mettre fin aux coupures.

Agence d’Information du Burkina

no/ata/ak

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here