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Coronavirus : Le Burkina Faso n’a pas encore recommandé l’utilisation de l’Apivirine (officiel)

 Ouagadougou, 6 avril 2020 (AIB)-Le Burkina Faso n’a pas encore recommandé l’utilisation de l’Apirivine dans le traitement du Covid-19, alors que les réseaux sociaux font cas de guérisons grâce à ce médicament mis au point depuis une vingtaine d’années par un chercheur béninois.

 Dans un communiqué du ministère en charge de la Recherche scientifique, rendu public dimanche, l’on apprend que le Burkina Faso n’a pas encore recommandé l’utilisation de l’Apivirine dans le traitement des patients atteints de la maladie à coronavirus (COVID-19).

Le texte précise que l’équipe de chercheurs de l’Institut de recherche en sciences de la sante (IRSS) n’a pas encore «certifié» et «recommandé», «l’utilisation de l’apivirine dans le traitement des patients atteints du COVID-19».

L’Apivirine est un antirétroviral et un antiviral mis au point depuis une vingtaine d’années par le chercheur béninois Valentin Agon mais dont l’efficacité n’a pas encore convaincu toute la communauté scientifique.

Depuis l’annonce le 26 mars 2020 par les autorités burkinabè d’un essai clinique sur l’Apivirine contre le Covid-19, des journaux béninois et des internautes assurent que ce produit a déjà guéri des patients dont des Français au Burkina Faso.

Le communiqué du dimanche, précise que le protocole de l’essai sur la Chloroquine et la combinaison Chloroquine + Azithromycine, «a été finalisé et soumis au comité d’éthique pour la recherche en santé (CERS), et au comité technique pour les essais cliniques (CTEC) dont l’approbation est nécessaire au déroulement de l’essai clinique».

Cette étude doit être financée par «le Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID), sur instructions de Monsieur le Ministre».

Pour soutenir ces deux essais cliniques, l’entreprise de construction et de commerce Kafando a apporté ce lundi, une aide financière de 5 millions de FCFA au Ministère en charge de l’enseignement supérieur.

Le Pr Alkassoum Maïga a visité jeudi, l’unité de fabrication de chloroquine et de paracétamol, U-Pharma qui est en cours de réhabilitation.
«Il sera associé à cette unité, la production de gel hydro-alcoolique d’une capacité de 2000 litres/h pour éviter les ruptures en situation de crise» lit-on également dans le communiqué.

Le communiqué annonce aussi, l’ouverture d’un second laboratoire fonctionnel à Ouagadougou pour les tests de diagnostic du COVID-19 en plus de celui de Bobo-Dioulasso.

Agence d’Information du Burkina

wis/ata

 

 

 

 

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