Burkina : le gouvernement justifie les coupures de salaires des fonctionnaires en grève

Ouagadougou, 24 mars 2020 (AIB)-Le porte-parole du gouvernement burkinabè Remis Fulgance Dandjinou a indiqué mardi, que la coupure de salaires des fonctionnaires en grève, obéit aux textes en vigueur, alors que les syndicats parlent d’une violation flagrante de la loi.

«Le droit de grève est garanti (…) Le salaire est une rémunération d’un travail. La personne qui n’a pas travaillé n’a pas droit à son salaire (…) Nous appliquons ce que les textes, règlements et lois de notre pays prévoient en la matière», a déclaré mardi le ministre de la Communication Remis Fulgance Dandjinou au site d’information burkina24.

M. Dandjinou répondait aux syndicats qui accusent le gouvernement d’avoir notamment suspendu pour les uns et couper pour les autres, les salaires du mois de mars pour faits de grève.

Le front syndical s’est soulevé à nouveau, quand l’exécutif a décidé le 19 février 2020, d’étendre l’impôt (IUTS) sur les primes et indemnités des agents publics, déjà effectif dans le privé et le parapublic depuis 2012.

Cette approche « d’équité fiscale » et de mobilisation de ressources endogènes pour dit-on lutter contre le terrorisme, a été rejetée par les syndicats qui demandent plutôt une meilleure gestion des deniers publics et l’arrêt de l’extension de l’IUTS pour l’ensemble des travailleurs.

Le porte-parole des syndicats Bassolma Bazié s’est félicité hier lundi, de la réussite de la grève du 16 au 20 mars 2020, avant de demander à ses militants, de poursuivre la lutte, malgré les intimidations.

Notons que ce bras de fer se poursuit au moment où le Burkina Faso est durement frappé par le Coronavirus qui continue de se propager, malgré la batterie de mesures gouvernementales.

Agence d’information du Burkina

 

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