Ganzourgou: Marche contre le prélèvement de l’IUTS sur les primes et indemnités

 

Zorgho, (AIB)- L’Unité d’action syndicale (UAS), section du Ganzourgou a battu le pavé ce 7 mars 2020 pour réclamer du gouvernement l’arrêt du prélèvement de l’impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) des travailleurs.

 

Venus des différentes communes de la province, les marcheurs se sont ralliés au piquet de grève situé derrière la gendarmerie de Zorgho.

 

De là, ils ont entamé une marche de près de 3 km pour rejoindre le haut-commissariat de Zorgho, pour remettre un message au premier responsable administratif de la province, M. Robert Zoungrana.

 

Dans ce message rendu public, ils se disent indignés par la prise de décision du gouvernement d’étendre l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du public, du parapublic et du privé.

 

Ils ont condamné énergiquement les velléités d’attaques « constantes et insidieuses du pouvoir MPP contre les travailleurs et leurs structures de défense ». Ils veulent pour preuve entre autres, l’initiation de projets et proposition de loi visant à restreindre le droit de grève et la déclaration du sit-in comme une action illégale ; la mise en œuvre d’une campagne de diabolisation des luttes allant jusqu’à leur attribuer un caractère putschistes voire terroriste ; la remise en cause des libertés syndicales…

 

Pour eux, l’application de l’IUTS sur les primes et indemnités telle qu’opérée par le gouvernement vise à diminuer les salaires des travailleurs conformément aux injonctions du Fond monétaire international (FMI), à reléguer au second plan les préoccupations essentielles des travailleurs et à les diviser et liquider leurs organisations de lutte.

 

C’est pourquoi ils exigent du gouvernement « l’arrêt des mesures de baisse de pouvoir d’achat et l’amélioration de celui-ci en rapport avec le coût de la vie », c’est-à-dire, la suppression de l’IUTS sur les primes et indemnités, le remboursement des coupures opérées, le relèvement de l’abattement forfaitaire pour frais et charges professionnelles à 50%.

 

Ils exigent également « l’arrêt des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales, l’arrêt du pillage des ressources nationales, la garantie du droit à la sécurité des populations et le respect de la mise en œuvre des différents engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des syndicats des travailleurs ».

Non à la clochardisation des travailleurs! Non à l’IUTS sur les primes et indemnités! Non au pillage des ressources ! Ont-ils brandi sur des pancartes et scandé.

Le haut-commissaire après avoir reçu le message a remercié les marcheurs et leur a promis de transmettre leur message à la hiérarchie qui se chargera d’apporter une réponse appropriée.

En attendant, les syndicats avant de rejoindre leur base, ont menacé que si rien n’est fait, une autre marche est programmée pour le 16 mars suivi d’une grève dans tous les services.

Agence d’information du Burkina

Moïse SAMANDOULGOU

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