Fada N’Gourma : Des travailleurs réclament l’abrogation de l’IUTS sur les primes et les indemnités

Fada N’Gourma, samedi 29 février 2020, (AIB)- A l’initiative de la section de l’Est du collectif Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), des travailleurs ont battu le pavé, hier vendredi, pour protester contre l’application de l’impôt unique sur le traitement des salaires (IUTS) sur les primes et les indemnités des fonctionnaires.

C’était une longue file de manifestants, partie de la place des martyrs pour la Direction régionale du budget de l’Est et chargée d’un message oral dont la quintessence est «l’arrêt immédiat du prélèvement de l’IUTS sur les indemnités et les primes des travailleurs et le remboursement dans des meilleurs délais, des coupures déjà opérées».

Le secrétaire général de la section de l’Est du collectif CGT-B, Adoph Tankoano, a qualifié cette mesure d’illégale. Car, selon lui, elle ne répond pas à la loi de finances 2020.

«C’est pourquoi nous sommes sortis pour nous insurger contre ces coupures abusives de nos salaires», a-t-il dardé. Et d’ajouter que si rien n’est fait, « les travailleurs mettront le pied sur l’accélérateur ».

 

Pour situer le contexte de la marche, Adoph Tankoano a signifié qu’il s’agit d’un début de mise en application de la directive donnée par le secrétaire général du collectif CGT-B, Basolma Bazié.

D’après lui, celui-ci a demandé à chaque section et à chaque formation syndicale d’organiser «des frappes chirurgicales, stratégiques et précises pour se faire entendre».

«Nous ne sommes pas là pour paralyser le pays, mais nous disons que le gouvernement doit pouvoir comprendre et lire la colère des travailleurs et du peuple et revenir sur sa décision au plus tôt », a-t-il précisé.

En réponse à ceux qui brandissent l’argument de la justice sociale, puisque la mesure est déjà appliquée aux travailleurs du privé, M. Tankoano a rappelé que depuis 2015, le collectif CGT-B revendique la suppression de l’IUTS sur les indemnités et les primes des travailleurs du privé et du parapublic.

L’occasion faisant le larron, Adoph Tankoano et ses «camarades» ont exigé, en plus, le respect des différents protocoles d’accord que le gouvernement et les syndicats ont paraphé, mais aussi la régularisation de la situation financière de l’ensemble des travailleurs, en l’occurrence les reclassements, les avancements…

Au demeurant, M. Tankoano a assuré que les marcheurs n’ont aucun intérêt à s’en prendre aux biens publics.

De ce fait, il trouve «inopportun» et «inutile», de donner un travail supplémentaire aux FDS en les déployant sur le terrain d’une marche pacifique.

La représentante du directeur régional du budget de l’Est, Valérie Reine Diesongo, a dit avoir pris bonne note du message énoncé avant de promettre qu’il sera transmis à la hiérarchie administrative pour suite à donner.
Agence d’information du Burkina
Joanny SOW

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