Burkina-Industrie

Les industriels burkinabè doivent travailler à améliorer l’offre nationale des produits (Harouna Kaboré)

Ouagadougou, 18 fév. 2020, (AIB)- Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat Harouna Kaboré a exhorté hier lundi, les industriels burkinabè à travailler davantage pour améliorer l’offre nationale des produits en quantité et en qualité.

«Nous ne permettrons pas que notre industrie dont la qualité des produits est reconnue soit tuée par des produits importés de qualité douteuse», a indiqué le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré.

Mais pour le ministre, les industriels burkinabè doivent travailler davantage pour améliorer l’offre nationale des produits en quantité et en qualité, afin de répondre aux attentes des consommateurs de plus en plus exigeants.

M.Kaboré s’exprimait lundi soir à Ouagadougou, au cours de la rentrée officielle du groupement professionnels des industriels du Burkina(GPI) de l’année 2020.

Il a expliqué que le gouvernement compte sur les industriels pour la création de richesses et d’emplois au profit des jeunes et surtout dans la transformation locale des matières premières dans du pays.

D’après le premier responsable du département en charge du Commerce, la promotion de la production locale entreprise par l’Etat en 2017, à travers le mot d’ordre «Consommons Burkinabè », augure de bonnes perspectives pour l’économie du Burkina Faso.

Harouna Kaboré a aussi rassuré les industriels que les mesures prises par son ministère pour réguler le commerce et qui commencent à porter ses fruits, seront renforcées voire maintenues.

Face aux difficultés d’écoulement des produits locaux engendrant des problèmes de revenus pour les producteurs nationaux, le gouvernement a décidé de prendre des mesures «fortes» à titre conservatoire et temporaire, en vue de soutenir la commercialisation et la consommation des produits locaux alimentaires.

Les mesures prises par les autorités politiques sont entre autres, la régulation des importations et des exportations des huiles alimentaires, des oignons, de la pomme de terre et des semences végétales et l’obligation pour les institutions publiques de consommer la production locale.

Le président du groupement professionnel des industriels (GPI) Mamady Sanoh, la rentrée officielle de sa structure est placée sous le signe de la résilience économique et du renforcement du partenariat.

A l’écouter,  l’année 2019 a été celle de la mobilisation pour le GPI pour pouvoir faire face aux défis de la survie de leur secteur d’activité car selon lui, la solidarité de leurs actions a permis de soutenir leurs unités industrielles en proie à une grave crise de mévente.

M. Sanoh a félicité l’implication du ministère de tutelle (Commerce) pour la promotion de la production locale, toute chose qui a permis également à ces unités d’amorcer un début de redressement.

«Ces actions ont été un réel soutien aux unités industrielles telles que la SN SOSUCO, la SN CITEC et SAP Olympic qui ont pu écouler la totalité de leurs stocks d’invendus », a-t-il conclu.

En rappel, la suspension en septembre 2019 de l’importation de certains produits (sucre, huile, pneumatique), a permis en fin décembre, aux industries locales de réaliser un chiffre d’affaire de 8 milliards de FCFA.

Agence d’information du Burkina

no/ata

 

 

 

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