Burkina Faso-Presse-Revue

La presse burkinabè parle sécurité et politique

Ouagadougou, 18 fév. 2020 (AIB) – Les quotidiens burkinabè parvenus à l’AIB ce mardi matin, évoquent des sujets essentiellement liés à la politique et à la sécurité.

«Tueries de civils au Burkina: Qui sont ces ennemis des populations ?», se demande Aujourd’hui au Faso (privé) qui rappelle que près d’une centaine de Burkinabè ont ainsi perdu la vie depuis le début de l’année 2020.

Le journal fait remarquer que la population paye donc un lourd tribut à cette guerre qui s’abat sur le Burkina comme une pluie satanique, avant de continuer ses interrogations: «Est-ce du terrorisme ? Des guérillas intercommunautaires ?».

De son côté, L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, revient sur les 24 personnes tuées par des individus armés non identifiés, dimanche dernier à Pansi, dans la région du Sahel.

Le journal donne «la version des autorités», avant de relever qu’il y a «plus de questions que de réponses» dans cette situation.

Le quotidien national Sidwaya publie une interview de Laurent Kibora, présenté comme le spécialiste des questions sécuritaires au Sahel.

Celui-ci, se prononçant sur les négociations avec les groupes terroristes au Mali, avoue que «cette démarche comporte trois grandes erreurs», citant premièrement, le fait que le président malien IBK (Ibrahim Boubacar Kéita, Ndlr) veuille «négocier une paix séparée avec ces groupes, en faisant cavalier seul».

La deuxième erreur, selon l’analyse de M. Kibora, «c’est de vouloir négocier avec deux grandes figures, Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa, sans tenir compte de Adnane Abou Walid Al Saraoui».

«La troisième (erreur), c’est le fait que ces négociations ne doivent pas être faites de manière officielle. Le premier critère d’une négociation réussie est sa confidentialité», estime le spécialiste interrogé par Sidwaya.

Pour sa part, le quotidien Le Pays titre à sa Une: «Crise sécuritaire au Burkina et au Niger: +Il y a péril en la demeure+, selon les évêques».

Dans sa rubrique ‘’Mardi politique’’, Le Pays donne la parole au député maire de Le Faso Autrement, Nama Baoui qui déclare: «Je ne pense pas que l’on pourra organiser les élections couplées le 22 novembre prochain».

Le même journal informe que pour la présidentielle de 2020, «Yacouba Isaac Zida (Premier ministre durant la Transition) répond favorablement à l’appel du MPS (Mouvement patriotique pour le salut)».

A ce sujet, L’Observateur Paalga affiche la déclaration du désormais candidat à la prochaine présidentielle, Isaac Zida qui dit: «Je serai bel et bien là».

Quant à Sidwaya, il aborde la présidentielle actuelle au Togo,  mentionnant à sa Une ceci: «Le parti de Jean Pierre Fabre appelle à la vigilance».

Agence d’information du Burkina

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