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Condamnation d’activistes : l’opposition burkinabè dénonce une justice à deux vitesses

Ouagadougou, le 18 févr. 2020 (AIB)-L’opposition burkinabè a vu mardi, dans la condamnation des activistes Naïm Touré, Aminata Rachow et Lahousséni Tahar Ouédraogo, les signes d’une justice à double vitesses.

«Les titres de séjour de la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO)  ne sont pas pour tout le monde, surtout pas pour les délinquants distingués et les vrais » a affirmé le président du parti l’ESPOIR, Jean-Hubert Bazié, mardi lors de l’hebdomadaire point de presse de l’opposition.

Les activistes burkinabè Naïm Touré, Aminata Rachow et Lahousséni Tahar Ouédraogo ont été condamnés vendredi par le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou, pour diffamation et injures publiques contre Barakissa Ouédraogo députée à l’Assemblée nationale et chargée de mission à la présidence du Faso au moment des faits.

Les trois activistes ont assuré à maintes reprises sur leurs pages Facebook, que Mme Ouédraogo et sa fille (une étudiante), ont effectué plusieurs voyages onéreux pour le compte de la présidence du Faso.

Pour l’opposition politique, ces trois activistes contribuent à la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance du pouvoir actuel.

«Le peuple burkinabè veut que les dossiers pendants en justice comme des crimes emblématiques du sang, de l’enrichissement illicite de certains ministres, des pillages fonciers etc. soient traités rapidement que celui des cyber-activistes», a déclaré Jean-Hubert Bazié.

Agence d’Information du Burkina

es/lp/ata/ak

Photo d’archive: aouaga.com

 

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