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Burkina : Des industriels locaux favorables à «un mariage de raison» avec certains importateurs

Ouagadougou, 21 janv. 2020 (AIB)-‘’Le mariage forcé’’ qui oblige depuis septembre 2019, des importateurs burkinabè à enlever en priorité certains produits locaux avant d’importer des produits similaires, peut être transformé en ‘’mariage d’amour et de raison’’, ont souhaité samedi des industriels locaux.

«Nous allons travailler à instaurer une confiance dans la relation, à faire en sorte que ce mariage forcé finisse par devenir un mariage de raison», a déclaré samedi 18 janvier 2020, le Directeur commercial adjoint de la SN CITEC (Huilerie, Savonnerie) Ibrahima Traoré.

M. Traoré qui s’exprimait devant la presse, faisait allusion à la mesure gouvernementale de septembre 2019, interdisant l’importation d’huile et de sucre pour favoriser le déstockage au niveau de la SN CITEC et à la SN SOSUSO, alors en proie à de graves méventes.

«On travaille maintenant à ce qu’il y a de l’amour dans le mariage forcé. Ce qui n’est pas une tâche aisée. J’espère que nous allons y arriver avec la contribution et la bonne collaboration des uns et des autres», a souhaité Ibrahima Traoré.

M. Traoré a rappelé que le mardi 17 septembre 2019, il a été scellé «un mariage forcé» entre une partie des importateurs avec la SN SOSUCCO et la SN CITEC.

Le vendredi 17 janvier 2020, c’est la SN CITEC qui initiait une «rencontre de consultation» avec le Réseau des importateurs et distributeurs d’huiles au Burkina Faso.

«Nous sommes en train de réfléchir pour trouver des liens commerciaux afin de construire un partenariat sur la durée», a assuré le responsable commercial.

Ibrahima Traoré a remercié le gouvernement et le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, dont «la vision et le patriotisme» selon lui, ont permis aux unités et à la SAP Olympic (Pneumatique) de réaliser un chiffre d’affaires de 8 milliards de FCFA, en quatre mois.

Le secrétaire permanent du Groupement professionnel des industries du Burkina Faso, Aziz Tiemtoré a plaidé pour que «ces gestes forts soient poursuivis et amplifiés».

Agence d’information du Burkina

no-ata/ak

 

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