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Burkina : Une organisation se plaint de la ‘’lenteur’’ de la justice face à un ‘’massacre’’ ethnique

Ouagadougou, 6 janv. 2020, (AIB)-Le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a déploré dimanche, la lenteur de la justice dans le cadre du dossier Yirgou, du nom d’un village burkinabè ou plusieurs dizaines de Peulh ont été tués en début 2019, en représailles à une attaque terroriste contre un leader Mossi et ses proches. 

«180 mandants d’amener ont été décernés, mais seuls 12 ont pu être exécutés», a déclaré dimanche le président du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) Dr Daouda Diallo, à propos du dossier Yirgou.

En rappel, une quarantaine de Peulhs selon le gouvernement et 216 selon le CISC ont été tuées en début 2019 en représailles contre une attaque terroriste qui a ôté la vie à un leader Mossi et de celles de ces proches.

«Seule une justice impartiale et transparente peut contribuer à apaiser les cœurs et les esprits et promouvoir les vertus du vivre-ensemble», a ajouté M. Diallo qui s’exprimait lors d’un point de presse, relayé lundi par le quotidien d’Etat Sidwaya.

Pour ce faire, il a annoncé un sit-in le 10 janvier prochain au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Ouagadougou.

  1. Diallo a également dénoncé la résistance des membres du groupe d’auto-défense Koglweogo (soupçonnés d’avoir organisé les représailles) aux différentes arrestations.

Selon la même source, face cette à cette situation précaire à Yirgou, le CISC exige entre autres des autorités l’accélération judiciaire du dossier, la prise en charge conséquente des rescapés, la sécurisation des personnes et des biens, le désarmement et la dissolution ‘’des milices’’ de Barsalgo et de Boulsa.

Le quotidien d’Etat souligne que le Collectif contre l’impunité souhaite également une initiative nationale impliquant les politiques, la justice, les coutumiers, les religieux et la société civile autour de la problématique de la stigmatisation des communautés afin de prévenir d’éventuels conflits au Burkina Faso.

Agence d’Information du Burkina

no/ata

Photo : minute.bf

 

 

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