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Sociétés immobilières: Le DG de l’Urbanisme alerte l’opinion sur les risques d’achat de certaines parcelles

Ouagadougou, 29 déc. 2019 (AIB)-Les citoyens qui paient des parcelles auprès de sociétés immobilières non en règles, le font à «leurs risques et périls», prévient le Directeur général de l’Urbanisme Gueswendé Marc Ouédraogo qui appelle les Burkinabè à se référer aux services compétents avant tout achat de terrain.

«Il y a beaucoup de promoteurs immobiliers qui n’ont pas les autorisations nécessaires, mais qui se livrent à des lotissements illégaux pour la vente de parcelles. Les citoyens qui payent ces parcelles-là, c’est à leurs risques et périls», a indiqué le Directeur général de l’Urbanisme, de la Viabilisation et de la Topographie Gueswendé Marc Ouédraogo, dans un entretien accordé le 9 décembre à l’AIB à Ouagadougou.

Ces acheteurs «ne peuvent en aucun cas, disposer de papiers administratifs de ces parcelles car elles ne sont reconnues nulle part. C’est comme des parcelles qu’on paie en zones non-loties. C’est une information importante à savoir et à apporter à la connaissance des populations», a ajouté M. Ouédraogo.

La promotion immobilière s’est exponentiellement développée ces dernières années au Burkina Faso, suite à la suspension des lotissements (encore en vigueur à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso) du fait de nombreuses irrégularités.

Un rapport parlementaire a établi en 2016, que près de 105 mille parcelles ont été irrégulièrement attribuées dans quinze communes du Burkina Faso, entre 1995 et 2015.

Selon Gueswendé Marc Ouédraogo, le gouvernement encourage «la promotion immobilière», portée sur la construction de logements au détriment de «la promotion foncière», fondée sur la vente de parcelles.

«Il y a des promoteurs (immobiliers) qui font leurs preuves sur le terrain, qui sont sérieux et qui produisent effectivement des logements. Ceux-là méritent d’être accompagnés. Mais ceux qui veulent morceler les territoires des villes pour vendre des parcelles à l’emporte-pièce, il faut un minimum de mesures», explique l’architecte-urbaniste.

M. Ouédraogo a rappelé que Ouagadougou comptait en 2011 près de 400 mille parcelles avec seulement 50% d’entre elles, mises en valeur.

Agence d’information du Burkina

ata/ak

Pour en savoir davantage cliquez sur ce lien: https://www.sidwaya.info/blog/2019/12/26/restructuration-des-zones-non-loties/

Lire également le Sidwaya du vendredi 27 au dimanche 29 décembre 2019.

 

 

 

 

 

 

4 Commentaires

  1. Je crois que dans un pays responsable, on ne peut pas laisser des individus qui se disent promoteurs immobiliers , payer et lotir des terres au vu et au su de tout le monde, et demander à la population de ne pas acheter. C’est tout simplement de l’irresponsabilité. On ne vous a pas nommé ou élu pour que vous venez plus tard nous brimer. Si vous dites vrai, publier d’abord la liste de ces faux promoteurs et prenez les dispositions pour les interdire sur le terrain. C’est aussi simple que ça.

  2. Vous êtes injuste. Comment les populations peuvent savoir que tel ou tel promoteur ne dispose pas des autorisations.
    Au lieu de sortir parler à la presse , communiquer d’abord la liste des promoteurs legaux periodiquement.

    Merde.

  3. Vous êtes injuste. Comment les populations peuvent savoir que tel ou tel promoteur ne dispose pas des autorisations.
    Au lieu de sortir parler à la presse , communiquer d’abord la liste des promoteurs legaux periodiquement.

    Merde.

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