Burkina-Développement-Compact

Deuxième compact au Burkina: Echanges autour de projets électriques  d’environ 489,1 milliards FCFA

Ouagadougou, 18 déc. 2019, (AIB)- L’Unité de coordination de la formulation du second compact du Burkina Faso (UCF-Burkina) a échangé mercredi, avec la presse nationale sur la mise en œuvre de  trois projets d’une valeur de 489,1 milliards de FCFA qui concerne le domaine de l’électricité.

«Une action réussie a besoin pendant sa conception, sa réalisation et après sa réalisation de la communication pour sa visibilité», a affirmé le coordonnateur national du l’UCF-Burkina, Samuel T Kaboré.

S’exprimant mercredi, au cours d’un déjeuner de presse, M. Kaboré a  précisé que les trois projets proposés estimés à environ 489,1 milliards de FCFA sont le projet renforcement de l’efficacité dans le domaine de l’électricité (PREDEL), le projet accroissement de l’offre d’électricité moins coûteuse (PADOEL) et le Projet réseaux et accès à l’électricité (PRAEL).

A l’entendre, cette rencontre entre les journalistes et les acteurs du projet renforcera les relations pour la conduite du second compact à bon  port.

Il  s’est  également appesanti sur l’histoire du processus du compact depuis sa création en avril 2017 jusqu’à l’étape actuelle avec la signature d’un aide- mémoire le  6 décembre dernier avec le Millénium challenge corporation (MCC).

Samuel Kaboré a  indiqué que la mission de sa structure était de formuler un deuxième compact conformément aux orientations du Plan national de développement économique et social (PNDES) aux procédures du MCC,  une institution américaine qui finance le projet.

«Il a été question de reprendre l’analyse qui permet d’identifier et de justifier sur plusieurs domaines d’intervention du projet», a-t-il confié.

Pour lui, l’analyse a conduit à une première phase d’analyse des contraintes à l’investissement privé et à la croissance économique, en vue de déterminer les facteurs qui bloquent le développement économique du Burkina Faso.

Le coordonnateur national de l’UCF-Burkina a aussi  signalé l’identification de deux contraintes majeurs telles que le faible accès, le coût élevé de l’électricité et la faible qualification de la main d’œuvre dans le secteur énergétique.

Poursuivant ses échanges, M. Kaboré a rappelé que la deuxième phase du projet compact a consisté  à l’indentification des causes dites profondes qui s’est déroulée au mois de janvier 2018.

Au regard des avis mitigés sur la formulation du second compact, révèle-t-il que le gouvernement a souhaité que l’accès soit mis sur la question de l’électricité par rapport au développement des ressources humaines qui prend beaucoup de temps pour la réalisation.

Le premier responsable de l’UCF-Burkina a mentionné que le second compact  fait un focus sur le domaine de l’électricité en tenant compte des trois problématiques identifiées à savoir la faiblesse de l’accès, le coût élevé et la faible qualité.

De son avis, la désignation des trois projets PREDEL, PADOEL et PRAEL et sa  soumission au Conseil  des ministres en juin 2018 constitue la  troisième étape  de la formulation du second compact.

Samuel Kaboré a souligné que la quatrième phase a consisté au développement du programme de janvier2018  en  septembre 2019  pour réaliser des études de faisabilité et de rentabilité de chacune des propositions du projet en incluant les études d’impact environnemental et social.

D’après le coordonnateur, cette étape a abouti à la signature d’un document  en début du mois de  décembre 2019 qui demeure un ensemble  de conditions que le  partenaire(MCC) demande aux autorités burkinabè d’assurer l’atteinte des résultats escomptés.

«Après ces différentes phases énumérées, interviendra celle de la négociation et de la signature du document final, en septembre et décembre 2019 entre les deux parties aux Etats unis d’Amérique précisément en Washington », a-t-il ajouté.

En rappel, le 13 décembre 2016 le Burkina Faso a été sélectionné par le MCC pour la formulation d’un second compact, après avoir réussi  un premier compact exécuté du 31 juillet 2009 au 31 juillet 2014.

Agence d’information du Burkina

NO/ak

 

 

 

 

 

 

 

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