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Burkina: l »ex-parti au pouvoir lève la sanction de ses cadres exclus 

Ouagadougou, 7  déc. 2019 (AIB) – L’ex-parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, opposition) a levé samedi, les sanctions de ces 27 cadres issues du 22 septembre dernier, accusés par leurs actions de déstabilisation et liquidation du parti pour leur permettre de réintégrer le groupe.

Selon le président du CDP, Eddie Komboïgo, la rencontre du  jour fait suite à la demande de la levée des sanctions de certains cadres, du président d’honneur Blaise Compaoré, en exile en Côte d’Ivoire afin de renforcer l’unité et la cohésion sociale du parti.

Il a expliqué que toutes les sanctions ont été «totalement» levées et les sanctionnés peuvent réintégrer le CDP  en  respectant la discipline  au sein de l’ex-parti au pouvoir.

Le 22 septembre 2019, lors d’un congrès extraordinaire, le parti  sanctionnait 27 de ces cadres dont 17 exclus et 10 suspendus pour un an, accusés par leurs actes de déstabilisation et liquidation du CDP.

Au nombre des sanctionnés, l’ancien Premier ministre du Burkina Faso, Kadré Désire Ouédraogo et l’ancien ministre de la Justice Boureima Badini sous le régime Compaoré démissionnent.

M. Komboïgo s’exprimait samedi à Ouagadougou, au cours d’un congrès extraordinaire de rapportage des sanctions à l’endroit des cadres du parti.

A l’écouter, sa formation politique se conforme ainsi aux décisions du président fondateur Blaise Compaoré et aux directives du Bureau exécutif national (BEN) pour une réconciliation au sein du parti.

Eddie Komboïgo a soutenu que le présent congrès se veut être une instance de dépassement des humeurs et de «situations stagnante»s  et politiques pour une victoire éclatante du parti aux prochaines consultations présidentielles et législatives de 2020 au Burkina.

«On attend et on leur demande de ne plus jamais se présenter en justice contre le CDP, de revenir dans les instances pour que nous puissions discuter et trouver des solutions à l’interne», a-t-il soutenu.

De son avis, la tenue du congrès prouve que son parti a besoin d’unité et de cohésion pour mieux affronter les  futurs scrutins électoraux  au Burkina afin de redonner  un espoir aux populations burkinabè face à leurs préoccupations.

Et d’ajouter que ceux qui avaient démissionné l’ont déjà fait une demande d’adhésion et de réintégration et que  le bureau exécutif national a accepté leur retour au sein du parti.

«Nous avons des procédures internes et nous attendons les directives. Nous allons travailler à ce que tout le monde donne son choix pour la désignation du candidat à l’élection présidentielle de 2020 au Burkina», a- t-il ajouté.

Depuis le départ du président Blaise Compaoré, à la suite du soulèvement populaire d’octobre 2014, son parti le CDP, traverse une crise de leadership, notamment entre le président Eddie Komboïgo et Kadré Désiré Ouédraogo, à  l’orée de la présidentielle de 2020.

Agence d’Information du Burkina

NO/ak

 

 

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