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Burkina: Les filles doivent s’investir dans des filières innovantes (ministre)

Ouagadougou, 11 oct. 2019 (AIB) – «Au niveau de la formation professionnelle, les filles doivent s’investir dans des filières innovantes», a mentionné la ministre en charge de la Femme, Laurence Ilboudo/Marshall, dans son message à l’occasion de la Journée internationale de la fille, commémorée ce jeudi.

Selon la ministre Ilboudo, la plupart d’entre elles (les filles) sont confinées dans des filières dites traditionnellement féminines telles que la coupe-couture, la coiffure, la teinture, la cuisine, etc.

«L’essentiel des métiers dans les domaines des Bâtiments et Travaux Publiques (BTP), de l’ingénierie, de l’agronomie, de l’électronique, de la mécanique sont toujours l’apanage des hommes», a relevé Laurence Ilboudo/Marshall, dans son message parvenu à l’AIB.

La ministre a rappelé que l’Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 19 décembre 2011 dans sa Résolution 66/170, la date du 11 octobre, Journée Internationale de la Fille, «afin de reconnaitre leurs droits et de lutter contre les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde».

Cette année la journée est placée sous le thème: «Avec elle: encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles».

Pour Mme Ilboudo, ce thème interpelle l’opinion mondiale sur la nécessité de mener des actions visant à faire face aux discriminations et adversités qui entravent l’éducation, la professionnalisation et l’entrée des jeunes filles dans le monde de l’emploi.

«Avec ce thème, la journée du 11 octobre 2019 marque le début d’une année d’efforts pour des plaidoyers, des sensibilisations et un appel à l’investissement en vue de promouvoir une instruction et une qualification professionnelle plus accrue des filles», estime la ministre.

A l’entendre, cela implique des actions pour briser l’engrenage de la discrimination, la participation des intéressées elles-mêmes aux processus de décisions, et l’engagement des parents.

«Les femmes et les filles sont souvent défavorisées lorsqu’il s’agit d’accéder à des opportunités d’emploi, d’acquérir des compétences dont elles ont besoin pour obtenir de bons emplois», déplore Laurence Ilboudo.

Et de souligner que «conscient de l’importance de la participation des femmes et des filles dans le processus de développement, le gouvernement a pris des mesures en vue d’améliorer particulièrement la situation socio-professionnelle de la jeune fille».

Agence d’information du Burkina

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