Burkina-Médias-Humeur-Interpellation

 Crise médias publics burkinabè : le SYNATIC appelle le gouvernement à quitter ‘’le statu quo’’

 Ouagadougou, 4 oct. 2019(AIB)-Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a interpellé vendredi, le gouvernement burkinabé à avancer des engagements écrits, devant mettre fin à la longue crise qui secoue les médias publics.

 «Après des séances de travail avec le ministère en charge des Finances, c’est le statu quo car les travailleurs ont exigé des engagements écrits de la part du gouvernement avec un chronogramme clair de mise en œuvre du statut proposé par la partie gouvernementale», a affirmé le secrétaire général (SG) du SYNATIC, Sidiki Dramé.

M. Dramé a invité le gouvernement à adopter un statut dérogatoire pour une sortie de crise à la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) et aux Editions Sidwaya (presse publique).

Le SG du SYNATIC qui était vendredi à Ouagadougou, face aux journalistes, a souligné que la rencontre consiste à faire le bilan du mouvement d’humeur des travailleurs médias publics entamé depuis le mois de juin 2019.

De son avis, c’est la mise en œuvre des engagements pris par l’Etat qui va permettre de sortir de cette situation (crise) dans les médias publics au bonheur des syndicats et des populations qui ont droit à l’information.

Les programmes de la RTB (notamment les directs) et les publications des Editions Sidwaya, sont perturbés depuis le 19 août 2019 par les agents qui s’en tiennent aux heures légales de travail du lundi au jeudi de 7h 30 à 16h et le vendredi de 7h 30 à 16h 30. Les habituelles permanences ne sont plus observées les samedis, les dimanches et les jours fériés.

Sidiki Dramé a expliqué que le SYNATIC attend toujours la proposition de projet du nouveau statut qui devrait parvenir aux syndicats le 2 octobre comme l’avait annoncé le gouvernement.

«Au lieu de faire des propositions de crise, le gouvernement à travers son porte-parole (Remis Fulgance Dandjinou) s’est livré à une campagne de désinformation et d’intoxication de l’opinion publique», a-t-il soutenu.

M. Dramé a relevé que sa structure n’est pas fermée au dialogue, en témoigne les négociations avec le gouvernement sur proposition de médiateurs-autosaisis.

A l’entendre, les agents sont unis et solidaires et réaffirment leur volonté à poursuivre les négociations pour l’adoption du nouveau statut dérogatoire proposé aux femmes et hommes des medias publics.

Le statut dérogatoire s’il est adopté devrait entre autres, permettre aux médias publics de se soustraire de certaines lourdeurs administratives, devant les dépenses urgentes, a expliqué le ministre de la Communication Remis Dandjinou, vendredi sur la radio nationale face au SYNTATIC.

Agence d’information du Burkina

no / ata /ak

Photo d’archive: lefaso.net

 

 

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