Le gouverneur de la région de l’Est touche les réalités de la Komondjari

Gayéri, (AIB)-Grand banditisme, terrorisme, conflits fonciers, insuffisance des infrastructures sociales de base… le gouverneur de la région de l’Est le Colonel Saidou Sanou a échangé le mercredi 25 septembre 2019, à Gayéri avec les Forces vives de la Komondjari, sur les difficultés qui minent la province, a constaté un journaliste de l’AIB.

 Le gouverneur de la région de l’Est le Colonel de Gendarmerie Saidou Toussaint Prospère Sanou a rencontré pour la première fois depuis sa prise de fonction, les Forces vives de la province de la Komondjari.

Monsieur Ibrahima BOLY, Haut-commissaire de la province de la Komondjari a fait une présentation succincte de la circonscription administrative dont il a la charge au Gouverneur et à sa délégation avant de décliner les difficultés dont souffre sa population.

Parmi ces difficultés on note le grand banditisme, le terrorisme, les conflits fonciers et celui lié à la chefferie coutumière à cause de la double intronisation de chef dans un même village (village de Komompouma).

A celles-ci, il a ajouté l’insuffisance des infrastructures sociales de base, la méconnaissance des limites frontalières de son entité administrative et les difficultés liées à l’accès à l’eau potable par endroit.

L’intervention du gouverneur s’est focalisée essentiellement sur deux points à savoir le terrorisme et la cohésion sociale. Ainsi, il dira qu’il n’est un secret pour personne que le Burkina Faso, jadis havre de paix, est depuis un certain temps, victime d’attaques terroristes à répétition mettant en péril la cohésion sociale et la quiétude de nos communautés.

A l’instar d’autres provinces du pays qui connaissent   les soubresauts des attaques terroristes, la Komondjari paie un lourd tribut.

C’est pourquoi, l’objet de sa rencontre avec les Forces vives dans la cité de Gayéri ce jour, soutiendra- t-il, est de partager leur conception de la lutte contre le terrorisme et de la promotion de la cohésion sociale afin d’instaurer la paix, la sécurité et la quiétude dans nos communautés.

Concernant le volet sécuritaire, le colonel de gendarmerie rappellera que certaines dispositions ont été prises pour sécuriser la région de l’Est, notamment l’’opération « UTAPUANU ».

Cependant, des efforts restent à faire au regard de la recrudescence de ce fléau. C’est ainsi qu’il a relevé que le problème de l’insécurité ne saurait être l’apanage des seules Forces de défense et sécurité.

Il faut que chacun à son niveau puisse s’impliquer activement dans la lutte contre le terrorisme en adoptant un comportement nouveau et responsable en vue de garantir sa propre sécurité et celle de sa communauté. Il invite donc chaque village à s’organiser et à sécuriser leur terre héritée de leurs ancêtres. Car, l’histoire nous enseigne que nulle part au monde, une armée n’a gagné la guerre sans l’implication de la population.

«Au sujet de la cohésion sociale, notre diversité doit constituer notre richesse.  C’est pourquoi il ne serait pas souhaitable qu’un Burkinabé se sente étranger chez lui». Il invite donc les leaders religieux et coutumiers à cultiver davantage   des valeurs humaines pour la préservation de la cohésion sociale afin d’éviter des conflits communautaires qui sont légion de nos jours.

Agence d’information du Burkina

Kanlièyama Aboubakar COMBARY

 

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