Burkina-Politique-Opposition-Parti-Crise-Sanctions

Burkina : L’ex parti au pouvoir dit avoir écarté des cadres qui travaillaient à «l’étouffer»

Ouagadougou, 24 sept.2019-(AIB)-Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir) a affirmé mardi, avoir sanctionné 27 de ses cadres, car ils travaillaient «à étouffer» le parti.

«Nous avons détecté des militants qui tout en prétendant travailler pour leur parti, travaillent pour des causes étrangères au parti. Nous savons détecter ceux qui veulent étouffer le CDP pour assouvir des ambitions extra CDP. C’est ce que le congrès à fait. On ne peut pas continuer à tolérer des actes de ce genre» a indiqué le 1er vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Achille Tapsoba.

M. Tapsoba s’exprimait mardi à Ouagadougou au cours d’un point de presse, sur les sanctions prises en congrès extraordinaire, dimanche contre 27 cadres dont 17 exclus et 10 suspendus pour un an.

Il leur est reproché entre autres, le refus de reconnaitre et de mettre en œuvre les orientations du président d’honneur (Blaise Compaoré, ndlr), l’action de blocage du fonctionnement et de la liquidation du parti et enfin les actes d’insubordination et les sorties médiatiques portant à l’atteinte et à l’image du fondateur et du parti.

«Les sanctions ne sont que l’aboutissement de tout un processus qui est émaillé des actes d’indiscipline malgré les rappels à l’ordre», a expliqué M. Tapsoba.

Depuis le départ du président Blaise Compaoré, à la suite du soulèvement populaire d’octobre 2014, son parti le CDP traverse une crise de leadership, notamment entre le président du parti Eddie Komboïgo et Kadré Désiré Ouédraogo, à l’orée de la présidentielle de 2020.

Lundi, M. Ouédraogo et l’ancien challenger à la présidence du parti Boureima Badini (exclus dimanche pour 12 mois), ont rendu leurs démissions.

Agence d’information du Burkina

cp/ata

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here