Burkina Faso-Presse-Revue

Procès du putsch et situation sécuritaire au menu des quotidiens burkinabè

Ouagadougou, 22 août 2019 (AIB) – Les quotidiens burkinabè de ce jeudi reviennent sur l’attaque terroriste ayant fait, en début de semaine, 24 morts dans les rangs de l’armée nationale, sans oublier de commenter le procès du putsch manqué de septembre 2015.

L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés burkinabè, affiche à sa Une : «Procès putsch manqué : Nouveau malaise, nouvelle suspension», rapportant qu’«après Mamadou Traoré du parquet militaire, c’est Me Antoinette Ouédraogo, avocate d’Hermann Yaméogo et Léonce Koné, qui a été victime d’un malaise hier au cours de l’audience ».

«Plaidoirie de la défense de Léonce et de Hermann : Coup de barre pour Me Antoinette Ouédraogo», arbore, pour sa part, le quotidien privé Aujourd’hui au Faso.

Pendant ce temps, le quotidien national Sidwaya, titre : «Procès du putsch manqué: +Il est temps de mettre fin à ce calvaire+, clame la défense de Mamadou Traoré».

Selon ce journal, «les bâtonniers nigériens, Mamadou Coulibaly et camerounais, Patrice Monthé, ont présenté leur plaidoiries à la défense de leur confrère burkinabè, Mamadou Traoré, accusé notamment de complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat et contre qui le parquet militaire a requis dix ans de prison ferme, dans le cadre du procès du putsch».

Sidwaya, dans sa rubrique ‘’L’autre regard’’, revient sur l’attaque terroriste perpétrée, lundi dernier, contre un détachement de l’armée burkinabè à Koutougou (Nord), tuant 24 militaires.

Le journal fait remarquer que «le drame qui vient de frapper nos forces de défense et de sécurité à Koutougou, endeuillant au passage la Nation entière, incite à nous demander s’il n’y a pas lieu de passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre le terrorisme».

De son côté, le quotidien privé Le Pays donne la parole à des citoyens qui crient «leur ras-le-bol», au sujet de la crise sécuritaire au Burkina Faso.

Le même confrère publie le compte-rendu de la réunion du Cadre de concertation du Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CC/CFOP), tenue mardi dernier à Ouagadougou et qui s’est penchée sur les attaques terroristes dans le pays.

Le Pays mentionne que «pour l’opposition, +la solution (au terrorisme) n’est pas que militaire+».

Quant à Aujourd’hui au Faso, il publie un démenti du Chef d’Etat-major général des armées, à propos d’une rumeur de grogne au sein de l’armée après le drame de Koutougou.

Agence d’information du Burkina

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