Burkina-Transport-Infrastructures

Burkina/Route Sanaba-Solenzo : Trois heures de calvaire à vivre

Solenzo 14 août 2019 (AIB) – En partance pour Solenzo (province des Banwa), un correspondant de l’AIB  a été témoin, mardi soir, du mauvais état de l’axe Sanaba-Solenzo, long de 42,4 kilomètres, situé dans la région de la Boucle du Mouhoun.  

L’unique car  Transport toujours Etalon (TTE) qui relie Ouagadougou à Solenzo, s’est embourbé ce mardi vers 18 heures, sur l’axe Sanaba-Solenzo dans une grande flaque d’eau a constaté un correspondant de l’AIB qui faisait partie des passagers. C’était après Nouna (dans la Kossi) où le bitume se limite.

Une situation qui a obligé les voyageurs à descendre les pieds dans l’eau pour marcher quelques kilomètres, afin de permettre au car de transport de traverser cette zone marquée par de grandes flaques d’eau.

«C’est toujours comme cela cette voie», lance une dame habituée de l’axe Sanaba-Solenzo.

Après avoir dépassé cette zone favorable à l’embourbement qui n’est pas la seule de l’axe qui permet de relier Dédougou (Capitale de la région de la Boucle du Mouhoun) à Solenzo, chef-lieu de la province des Banwa,  le chauffeur interpelle ses passagers.

«Montez vite, nous allons partir. Nous avons intérêt à arriver à Daboura (situé à une quinzaine de kilomètres de Solenzo) avant la tombée de la nuit», affirme-t-il.

De nouveau dans le car qui n’a aucune commodité (climatisation, télévision, radio), nous subissons de nouveau le mauvais état de la voie.

Le car balance, dandine à droite et à gauche, donne l’impression de vouloir se renverser.

 

Il semble subir les assauts répétés de la voie crevassée, rugueuse qui refuse de se laisser dompter.

Comme si les dandinements qui les obligent à donner quelques coups de têtes et de coudes aux parois du car ne suffisaient pas, les passagers doivent également supporter les morceaux de branches des arbres situés le long de la voie, qui tentent de s’introduire futilement à travers les vitres délavées pour les caresser le visage et les joues.

Dans cette ambiance inconfortable, une femme crie «Si c’est l’endroit de la dernière fois-là, ce n’est pas mieux, on va descendre».

J’apprends qu’il s’agit d’une zone difficile où le car s’est plusieurs fois embourbé. Cependant, ce jour, avec dextérité et à pas de tortue, le chauffeur arrive à sortir son car avec ses passagers du bourbier.

Assis à l’extrême droite du car, il n’y a pas la possibilité de redresser les jambes et mon voisin, un étudiant, m’explique que nous avons même de la chance ce soir car il n’a pas plu ces derniers jours.

Etudiant en 2ème année de Lettres modernes, à l’université Norbert Zongo de Koudougou, Flavien Konaté est en route pour les vacances dans sa localité Solenzo.

«S’il avait suffisamment plu, ce serait impossible d’emprunter la voie», note-t-il et m’annonce que «nous arriverons à Solenzo vers 21 heures». Il ne manque pas de me faire savoir qu’«en saison sèche, l’heure d’arrivée c’est vers 17 heures».

C’est effectivement à l’heure prévu par mon voisin que nous arrivons à la gare de Solenzo. C’est un ouf de soulagement pour tous.

A ma demande, le convoyeur m’annonce qu’ils reprennent la route de Ouagadougou ce mercredi matin et comme message, je lui souhaite «bonne chance».

Selon le ministère en charge des infrastructures, contacté par l’AIB au téléphone, le bitumage la voie Nouna-Sanaba-Solenzo n’est pas encore programmé, mais ne devrait plus tarder puisqu’un bailleur de fond serait intéressé par le projet.

La même source précise que c’est plutôt le bitumage de la route Koundougou-Solenzo qui va bientôt démarré car tout étant pratiquement fin prêt.

Il ressort que le conseil des ministres en sa séance du 19 Juin dernier a autorisé la construction et le bitumage de la route Koundougou-Solenzo (75 kilomètres) pour un montant de plus de 11 milliards de FCFA, avec un délai d’exécution de 15 mois.

Agence d’information du Burkina

WIS/ak

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here