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Ratification des traités de l’Union africaine: Un projet lancé à Ouagadougou pour accélérer le processus

Ouagadougou, 6 août 2019 (AIB) – L’Union africaine (UA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont lancé officiellement mardi à Ouagadougou, un projet pilote dénommé «Accélérer la ratification et la domestication des traités de l’UA» en vue  d’accompagner ses Etats membres pour  la bonne gouvernance en Afrique pour son agenda 2030 à 2063.

«Le projet conjoint UA-PNUD nommé ‘‘Accélérer la ratification et la domestication des traités de l’UA’’ a été développé dans le cadre du partenariat NU-UA pour la mise en œuvre de l’agenda 2030 et 2063 du développement durable», a indiqué le représentant pays du PNUD au Burkina Faso, Mathieu Ciowla.

Selon M. Ciowla, ce projet unique et innovateur matérialise la ferme volonté des deux institutions à travailler à la transformation structurelle et économique des Etats membres de l’UA, la construction des sociétés africaines résilientes aux chocs et menaces en tout genre et la bonne gouvernance.

Le représentant pays du PNUD qui s’exprimait mardi à Ouagadougou, à l’occasion du lancement du projet de ratification des traités de l’UA, a précisé que ledit projet constitue un cas d’école dans la mesure où ses réussites et échecs serviront à définir les contours du futur partenariat entre les Nations unies et l’UA.

«La conception de ce projet part du principe que la réalisation des objectifs de l’agenda 2030 et 2063 nécessite un environnement juridique et propice qui  témoigne particulièrement de l’appropriation par l’Afrique de sa propre vision au développement durable», a-t- il soutenu.

Mathieu Ciowla a signalé que six pays à savoir le Burkina Faso, le Sénégal, la Tunisie, Sao Tomé et Principe, le Mozambique et le Kenya ont été sélectionnés pour cette première phase du projet.

D’après lui, malgré le contexte sécuritaire difficile, le pays des hommes intègres a réalisé d’énormes progrès en matière de développement humain, c’est ce qui explique le choix de son institution porté sur le Burkina Faso.

Il a, par ailleurs, souligné que les politiques mises en place dans le cadre du nouveau référentiel de développement ont contribué à booster de 6% la croissance économique du pays en 2018.

«Nous devons toutefois reconnaitre que le Burkina Faso fait toujours face à des défis de développement qui requièrent la réconciliation nationale, l’avancement des droits de l’homme, l’élargissement de l’état de droit sur l’ensemble du territoire national ainsi que la bonne gouvernance», a-t- il poursuivi.

Le représentant du PNUD, a appelé la société civile burkinabè à contribuer aux efforts de mise en œuvre des traités et conventions que le pays a déjà ratifiés.

En rappel, le Burkina Faso a ratifié 48 traités sur les 59 convenus par l’Union africaine.

Agence d’information du Burkina

ADI/no/ak

 

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