Burkina/Décès de 11 personnes en garde à vue: Des instructions fermes données pour faire toute la lumière (premier ministre)

Ouagadougou, 21 Juillet 2019 (AIB)- Le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré a déclaré dimanche nuit avoir donné «des instructions fermes pour que toute la lumière soit faite» sur les décès «inadmissibles» dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019, de 11 personnes gardées à vue à l’Unité anti-drogue (UAD).

«Dès les premières informations, nous avons donné des instructions fermes pour que toute la lumière soit faite tant au niveau de la justice qu’au niveau administrative», a déclaré le chef du gouvernement à deux journalistes de la presse nationale.

Pour Christophe Joseph Marie Dabiré, «au moment où l’on construit un Etat de droit, nous n’avons pas le droit d’assister à ce type de bavure et de drame dans notre pays».

Le chef  du gouvernement s’exprimait dimanche nuit en direct sur les antennes de la télévision nationale burkinabè, à l’occasion des six mois de son arrivée à la primature.

Les onze personnes décédées étaient en garde à vue à l’unité Anti-Drogue pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants.

Au lendemain de ces morts, le commandant de l’Unité anti-drogue Richard Belem et la directrice de la police judiciaire, la commissaire Néné Ouédraogo, ont été relevés de leurs fonctions.

«Nous ne disons pas qu’ils sont coupables de quoi que ce soit mais ils sont les premiers responsables de l’administration de la police au niveau de l’unité anti-drogue. Aussi, ils doivent être mis dans une position où ils ne prennent plus de décision en attendant qu’une enquête administrative démontre les responsabilités afin que les sanctions beaucoup plus fortes soient prises à l’encontre des responsables», a déclaré Christophe Joseph Marie Dabiré.

Dans cette affaire, Christophe Joseph Marie Dabiré estime qu’il ne faut dédouaner personne.

«Le gouvernement sait qu’il a une certaine responsabilité mais ceux qui sont chargés d’exécuter les orientations du gouvernement sur le terrain, ont également une certaine responsabilité».

Le Premier ministre a affirmé avoir organisé un conseil de cabinet qui a fait une «évaluation de la situation d’ensemble et engager des procédures qui peuvent permettre d’améliorer les conditions de vie des détenus et d’éviter des situations de ce genre».

«Une enquête a été ouverte, le procureur a demandé des autopsies, elles ont été réalisées, les conclusions de ces autopsies ont été remises au procureur. Nous sommes en droit de dire que la procédure judiciaire suit son cours», a-t-il affirmé.

Il a, par ailleurs, assuré que «les familles sauront de quoi sont morts les 11 détenus au niveau de l’unité anti-drogue».

Des familles qui selon ses dires, ont été reçues par le gouvernement qui leur a «donné toutes les explications sur le plan administratif et sur le plan judiciaire».

«Nous avons présenté notre compassion et avons dit que (…) nous sommes prêts à les accompagner pour l’organisation des funérailles de leurs défunts», a-t-il déclaré.

Agence d’information du Burkina

WIS/ak

Photo d’archives juste pour illustrer

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