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 »La zone de libre-échange continental comporte des risques pour tous les producteurs locaux » (chercheur)

Ouagadougou 05 juillet 2019 (AIB)-La Zone de libre-échange continentale (ZLEC) qui supprimera près de 90% des taxes douanières en Afrique, «comporte des risques pour tous les producteurs locaux», a affirmé  l’enseignant-chercheur  burkinabè Dr Ousséni Illy.

«La principale crainte au niveau des pays, c’est aussi la perte des recettes (taxes douanières) mais surtout la perte des marchés au niveau des producteurs nationaux» a déclaré l’enseignant-chercheur  à l’université Ouaga II, Dr Ousséni Illy, dans une interview publiée vendredi par le journal d’Etat Sidwaya.

Le spécialiste des relations commerciales internationales qui faisait cas de  la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), a ajouté que les pays signataires non préparés, exposent leurs producteurs locaux à la faillite face aux investisseurs étrangers.

En rappel, l’accord de la ZLEC a été signé en 2018 par la quasi-totalité de pays africains à l’exception du Nigéria, du Benin et l’Erythrée. Toutefois, le Nigéria a annoncé qu’il le signera au sommet de l’Union Africaine qui s’ouvre ce 5 juillet à Niamey au Niger.

«Des pays comme le Burkina Faso n’ont pas fait d’études particulières pour évaluer les effets de la ZLEC sur leurs économies. Par contre, le Nigéria a pris le temps de faire une étude d’où ses hésitations», a expliqué Ousséni Illy.

D’après le chercheur, la ZLEC prévoit «des soupapes de sécurité» pour les pays qui éprouveront des difficultés dans sa mise en œuvre.

«Cela veut dire que, lorsqu’un pays est confronté à une augmentation massive des importations, des techniques sont prévues pour lui permettre de les stabiliser», a-t- il détaillé.

Selon l’expert, il y a une marge de manœuvre qui est laissée aux pays, car les droits de douanes seront levés sur 95% des produits pour protéger  les produits  qu’ils jugent sensibles.

Dr Ousséni Illy a précisé que l’accord prévoit dans un premier temps, la suppression des droits de douane sur 90% des produits pendant une dizaine d’années.

Agence d’information du Burkina

rz-mw/adi/ata

Lire l’interview en intégralité sur sidwaya.info

 

 

 

 

 

 

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