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Burkina : la  ministre Laurence Ilboudo satisfaite de  »la baisse significative » de la pratique de l’excision

Ouagadougou, le 07 juin 2019 (AIB)-La ministre en charge de la Femme Laurence Ilboudo s’est dite satisfaite vendredi, de  »la baisse significative » du taux de prévalence de la pratique de l’excision, mais a appelé à «une vigilance accrue», pour atteindre la tolérance zéro d’ici à 2030.

 «Selon l’enquête multisectorielle continue de 2015, l’on peut noter des avancées positives dans la lutte contre la pratique de l’excision, notamment une baisse significative de la prévalence de 11,3% pour la tranche d’âge de 0 à 14 ans et de 67,6% pour la tranche d’âge de 15 à 49 ans», s’est réjouie la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo/Marchal.

La ministre qui s’exprimait vendredi à Ouagadougou, au cours d’un déjeuner de presse, a indiqué que ces résultats encourageants sont la résultante des «inlassables efforts» fournis par les acteurs de la lutte.

Elle a expliqué que ces résultats obtenus s’expliquent également par le renforcement du dispositif répressif qui s’est caractérisé par l’adoption, le 31 mai 2018, du nouveau code pénal, rendant les peines  «plus sévères»  pour les acteurs et pour les complices.

«Cependant, ces avancées bien que salutaires ne doivent pas nous conduire à ignorer par ailleurs la persistance du phénomène qui se manifeste par divers éléments que sont la clandestinité de la pratique, la baisse de l’âge à l’excision, la mobilité des exciseuses etc. », a prévenu la ministre.

Marie Laurence Ilboudo/ Marchal a  signalé que l’excision de 37 filles au mois de janvier 2019 dans la province du Poni (Sud-ouest), rappelle qu’il existe encore d’énormes défis à relever afin d’atteindre la tolérance zéro aux mutilations génitales féminines (MGF) d’ici à l’horizon 2030.

Elle a souhaité  que les décisions  et les engagements des responsables politiques, administratifs, des leaders religieux  et  coutumiers, soient traduits en actes concrets pour lutter efficacement contre la pratique de  l’excision au Burkina Faso.

A l’en croire, relever ces défis nécessite, l’implication de tous les acteurs et c’est ce qui explique la commémoration de la 18e  journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision, placée sous le thème : «Traduire les décisions en actions concrètes à la base pour accélérer l’élimination des mutilations génitales féminines en 2030 : défis et perspectives».

La ministre de la Femme a  mentionné que la commémoration de cette année  intervient dans un contexte où le leadership du Burkina Faso, en matière de la  lutte contre les MGF, a été reconnu grâce au sacre du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, comme  champion de l’Union Africaine pour la promotion de l’élimination des MGF par ses pairs,  le 11 février 2019 à Addis Abeba.

Elle a enfin appelé les relais communautaires, les cellules de veille, les populations et toutes les bonnes volontés à une vigilance accrue et de dénoncer auprès des autorités compétences, tous actes favorisant la pratique de l’excision et que les complices soient punis conformément aux textes en vigueur.

Agence d’Information du Burkina

adi-no/ata/ak

Photos : DCPM ministère de la Femme

 

 

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