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Burkina : la Fondation Rama plaide pour une prise en charge des femmes victimes de fistules obstétricales

Ouagadougou, 7 juin 2019 (AIB) – La Fondation Rama, à la faveur de la journée mondiale des fistules obstétricales  célébrée le 23 mars dernier, a plaidé vendredi,  une meilleure prise en charge de ses membres pour leur  épanouissement et leur insertion sociale.

Selon la coordinatrice de la Fondation Rama, Rasmata Kabré, la rencontre avec les Partenaires techniques et financiers(PTF) visait à célébrer (en différé) la journée mondiale des fistules obstétricales déroulée le 23 mars 2019.

D’après  elle, beaucoup de femmes de sa Fondation qui étaient hospitalisées lors de la journée internationale des fistules obstétricales  sont maintenant libérées, d’où ce rendez-vous avec les partenaires techniques et financiers (PTF) pour leur expliquer le bien-fondé du soutien des femmes malades.

Mme Kabré qui s’exprimait jeudi à Ouagadougou au sein de sa Fondation, a interpellé les décideurs politiques et les PTF à consentir de multiples efforts sur la prise en charge des mères et des filles malades de fistules obstétricales.

Rasmata Kabré a souligné que le problème majeur réside en la prévention de la maladie d’où l’importance pour elle que l’accent soit mis sur la sensibilisation des femmes.

«Il faut les sensibiliser,  les éduquer sur la prise en charge rapide des femmes enceintes pour que  les fistules obstétricales ne surviennent pas», a-t-elle confié.

La première responsable de la Fondation Rama a signalé que son centre de santé a enregistré depuis janvier 2019 à ce jour, quarante-sept (47) femmes malades de fistules obstétricales avec des complications qui ont été guéries, grâce au chirurgien Dr Moussa Guiro qui  intervient au niveau de la structure sanitaire.

«Il  y a des femmes qui ont été opérées quatre, voire, cinq fois et  avec  l’appui de notre docteur, je pense  que ces femmes vont recouvrer la santé», a-t-elle ajouté.

Rama Kabré s’est appesanti sur quelques difficultés qui sont, entre autres, l’augmentation de l’enveloppe financière pour une prise en charge conséquence des femmes, de l’alimentation, du débit du forage et la clôture du centre.

De l’avis du chirurgien de la fistule obstétricale de l’hôpital Saint Camille de Ouagadougou, Dr Moussa Guiro, la chirurgie nécessite une bonne préparation en termes de conseils et de traitements avant l’intervention.

Dr Guiro a expliqué, que  la pratique de la chirurgie se fait après un bilan qui, dans la plupart du temps, permet de guérir «entièrement» la femme.

«Quelque femmes ont des complications que nous traitons mais dans la plupart des cas on réussit quand même à redonner la santé à ces femmes», a-t-il soutenu.

La  représentante du secrétaire permanent du Centre national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST), Mme Irène Dabou/Traoré, a affirmé que certaines femmes de la fondation sont victimes de violences telles que le rejet familial.

Pour Mme Dabou si la santé physique prend un coup, celle mentale l’est également et il  faut, par conséquent, venir en aide à ces mères et filles victimes des fistules obstétricales.

«Le traitement de la maladie prend beaucoup de temps et il faut les encourager à s’épanouir dans leur vie», a- t-elle  souhaité.

Le conseiller technique du ministère de la santé, Dr Liliane Gounabou a  mentionné que les filles victimes de mariage précoces  souffrent le plus souvent de fistules obstétricales.

A l’en croire, celles-ci sont délaissées à elles-mêmes  et cette situation  entrave socialement les femmes qui n’ont aucun soutien et  ne savent pas à quel saint se vouer.

«Il faut beaucoup sensibiliser la population sur les fistules obstétricales.  Les familles doivent comprendre que c’est une maladie qui peut arriver lorsque la grossesse a des complications et si  elle n’est pas prise à temps lors de l’accouchement», a conclu Dr Gounabou.

Agence d’information du Burkina

NO/ak

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