Burkina-Société-Civile

Burkina : la rupture avec Taïwan a été  «un grand péché diplomatique», (Activiste)

Ouagadougou, 29 mai 2019 (AIB)-Le pouvoir du président Roch Kaboré a commis il y a un an, «son plus grand péché diplomatique», en se séparant de Taïpei, a affirmé mercredi, l’activiste Pascal Zaïda qui redoute également «un bradage programmé de notre patrimoine» au profit de Pékin.

«Le plus grand péché de ce pouvoir en matière diplomatique est le choix de se débarrasser de la République de Chine-Taïwan de nos liens diplomatiques et de se rapprocher de la Chine populaire», a assuré mercredi le président du Cadre d’expression démocratique (CED, société civile) Pascal Zaïda, lors d’un point de presse.

En rappel, le Burkina Faso a renoué en mai 2018 ses relations diplomatiques avec la Chine populaire, alors suspendues en 1994 par l’ex président Blaise Compaoré au profit de Taïwan.

«Si nous restions là, personne ne trouverait rien à redire. Le principal nœud gordien est le bradage programmé de notre patrimoine et de notre souveraineté», a ajouté Pascal Zaïda, ardent défenseur de M. Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute en octobre 2014.

Selon M. Zaïda, la polémique sur la déclassification de la forêt de Kua, «en est une parfaite illustration».

Notons que le déclassement partiel (16ha) de la forêt de Kua (351ha) pour construire un hôpital financé par la Chine à Bobo-Dioulasso (deuxième ville du pays), a suscité de profondes divergences entre défenseurs de l’environnement et les partisans de l’infrastructure sanitaire.

«Kua n’est pas à vendre aux Chnois. Nous nous y opposerons. On ne détruit pas des vies pour en soigner», a clamé Pascal Zaïda.

Agence d’information du Burkina

ad-adi-ata/ak

 

 

 

 

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