Burkina Faso-Presse-Revue

La grogne sociale occupe toujours la une des journaux burkinabè

Ouagadougou, 21 mai 2019 (AIB) – Les quotidiens burkinabè de  ce mardi matin, continuent de commenter l’actualité nationale marquée ces derniers temps, par la grogne dans divers secteurs d’activités.

Le quotidien privé Aujourd’hui au Faso consacre sa une au mouvement d’humeur lancé par le Syndicat autonome des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) en titrant : «Santé : Mot d’ordre de grève de 96 heures maintenu au SYNSHA».

A ce sujet, L’Express du Faso et Le Pays reprennent en chœur, les propos du Secrétaire général (SG) du SYNSHA, Pissyamba Ouédraogo qui a déclaré, prononcés hier lundi à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse: «Aucune négociation véritable n’a été tenue entre nous (le syndicat) et le gouvernement».

Le journal Le Quotidien cite le même responsable syndical qui dit : «S’il y a mort d’homme, le gouvernement doit assumer l’entière responsabilité».

L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso parle de «piqûre de rappel à un gouvernement +méprisant+», tandis que le quotidien à capitaux publics Sidwaya se contente de titrer : «Secteur de la santé : la grève du SYNSHA maintenue».

Le journal Sidwaya aborde également le sit-in organisé, hier lundi devant la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) par les avocats, soulignant que les manifestants évoquent «la défense de l’Etat de droit».

Parlant de ce mouvement, L’Express du Faso, quotidien édité à Bobo-Dioulasso, reprend la déclaration du bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Paulin Salembéré qui fait remarquer : «Dès qu’il y aura reprise de travail chez les GSP (Gardes de sécurité pénitentiaire, Ndlr) nous serions au bout de nos actions».

Pour sa part, L’Observateur Paalga met en exergue ces propos de Me Salembéré qui, sous un ton menaçant, affirme : «Nous allons saisir les instances internationales».

Agence d’information du Burkina

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