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Déclassement de la forêt classée de Kua : l’opposition dénonce ‘’un crime écologique’’

Ouagadougou, 14 mai 2019 (AIB) – L’opposition politique burkinabè a indiqué mardi, que le projet de déclassement partiel de la forêt classée de Kua pour construire un hôpital à Bobo-Dioulasso (Ouest-365km de Ouagadougou), est «un crime écologique», car d’autres sites selon elle,  sont disponibles.

«L’opposition invite le président du Faso à sonner la fin de la récréation, en empêchant que l’hôpital soit construit dans cette forêt quasi-séculaire aux ressources vitales», a indiqué le président du parti Espoir Jean-Hubert Bazié pendant le point de presse hebdomadaire de l’opposition politique.

Le conseil municipal de Bobo-Dioulasso a autorisé dans sa délibération du 19 avril dernier, le déclassement de 16 hectares de la forêt classée de Kua en vue de construire un Centre hospitalier universitaire (CHU).

Suite à cette décision des défenseurs de l’environnement se sont  opposés à l’empiétement de la forêt.

Selon M. Bazié, «cette forêt, classée depuis 1936 par les colons, est en elle-même un trésor, en plus d’être une pharmacie naturelle».

« Manque-t-il dans toute la cité de Sya un lieu pour construire l’hôpital ? Que se cache-t-il derrière l’obstination du maire et du gouvernement à construire le CHU dans cette forêt de Kua, malgré la forte opposition des citoyens ? », s’est interrogé Jean-Hubert Bazié.

Il a par ailleurs signalé que l’opposition politique soutient la construction de l’infrastructure hospitalière, car cela viendra soulager les braves populations de Bobo Dioulasso.

«Cependant, elle estime que le déclassement d’une partie de Kua est un très mauvais choix. En effet, notre pays, à l’image des autres pays, est menacé par les effets du changement climatique et la dégradation continue de l’environnement.(…) dans un tel contexte, le moindre mètre carré de plantes est précieux, et détruire des hectares de forêts est un crime écologique, qu’elle qu’en soit la motivation», a rajouté M. Bazié.

«Les autorités en charge du dossier se sont mises en têtes d’opposer les leaders d’opinion», chose qui est plus grave, selon le président de l’Espoir.

Agence d’Information du Burkina

AD/ata/ak

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