Burkina Faso-Administrations-Réformes

«Le processus de  remise à plat des rémunérations n’est pas assez aisé» (ministre)

Ouagadougou, 4 mai 2019 (AIB) – Au terme d’un séminaire gouvernemental, samedi à Ouagadougou, le ministre en charge de la Fonction publique Séni Mahamadou Ouédraogo a estimé que le processus de la remise à plat des rémunérations des agents publics de l’Etat, n’est pas « assez aisé ».

Selon le ministre Ouédraogo, «les premiers actes de la désarticulation de notre système de rémunération peuvent remonter au début des années 2000».

«Si vous prenez depuis cette période jusqu’à maintenant, ce n’est pas en une année (après) que nous avons commencé le processus (de mise à plat) que tout sera clos», a-t-il fait remarquer.

Le ministre de la Fonction publique s’exprimait samedi au terme d’un séminaire de restitution aux membres du gouvernement, des travaux de la conférence nationale sur le système de rémunération des agents publics.

Au terme du séminaire, le gouvernement a réaffirmé, selon Séni Ouédraogo, «la nécessité de poursuivre le processus de la restitution des conclusions des travaux».

«Nous devons rencontrer très récemment les partenaires sociaux qui nous ont accompagnés dans ce processus pour recueillir aussi leurs observations sur les travaux qui leur seront présentés et après cela, vous aurez les informations sur les suites à venir»,  a-t-il affirmé aux journalistes.

C’est en fin d’année 2017 qu’a été annoncée par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, la conférence nationale sur le système de rémunération des agents publics.

Elle s’est effectivement tenue les 12, 13 et 14 juin 2018 sous la présidence du Premier ministre d’alors, Paul Kaba Thiéba.

Au cours d’une conférence de presse le mardi dernier, la coalition des syndicats libres et indépendants qui a participé à la conférence nationale a dénoncé un «acte de trahison du gouvernement» dans le processus de remise à plat des salaires des agents de l’Etat au Burkina Faso.

«Le gouvernement a continué dans sa logique de traitement au  ‘‘cas par cas’’, en prenant des mesures contraires à l’esprit de la conférence», a clamé son président Paul Kaboré.

Face à cette critique, le ministre Ouédraogo dit comprendre  l’expression des sentiments de certains partenaires mais rassure «que les syndicats qui ont participé aux travaux sont dans le processus».

«Même les travaux que nous avons soumis au gouvernement leur (les syndicats) ont été soumis à notre dernière rencontre du dimanche. Donc eux aussi travaillent sur ces documents afin de nous renvoyer leurs observations. (…)Donc pour le moment, nous n’assistons pas à des désistements», a-t-il déclaré.

Pour Séni Ouédraogo, «le Burkina Faso n’a pas une autre alternative» en dehors de «cette réforme» qui, de son avis, «est incontournable si nous voulons assurer un devenir à nos enfants».

«Aujourd’hui, on n’a pas d’autres choix que de faire des économies pour pouvoir faire des investissements structurants pour nos enfants», a-t-il déclaré.

Agence d’information du Burkina

WIS/ata/ak

 

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