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Dialogue politique au Burkina: l’opposition redoute d’être utilisée par le pouvoir pour ‘’soigner son image’’

Ouagadougou, 25 avril 2019 (AIB)-Le chef de file de l’opposition politique burkinabè Zéphirin Diabré a assuré jeudi, la disponibilité de son camp à assister au dialogue politique suggéré par le chef de l’Etat Roch Kaboré, mais à condition de pas être utilisé par «un pouvoir qui a échoué pour soigner son image».

«L’opposition, de manière solennelle est disposée à participer au dialogue politique, car il va de l’avenir du Burkina Faso», a affirmé jeudi le  chef de file de l’opposition politique burkinabè Zéphirin Diabré, au cours d’un point de presse.

«Mais, elle ne se prêtera pas à une action de marketing politique dans laquelle un pouvoir qui  a échoué va utiliser les opposants pour soigner son image auprès des partenaires au développement et de la communauté internationale. L’opposition politique n’est pas dupe», a-t-il ajouté.

Pour Zéphirin Diabré, cette attitude soudaine du pouvoir est suspecte car depuis trois ans et demi qu’il gouverne et malgré l’aggravation constante de la crise, le Mouvement pour le progrès(MPP) n’a jamais songé à rencontrer l’opposition pour se concerter sur les problèmes du Burkina Faso.

«Nous participerons à ce dialogue, à condition qu’il soit sincère, qu’il aborde des problèmes de fond, et qu’il aboutisse à des décisions et recommandations consensuelles fortes qui seront immédiatement mises en application pour sauver le Burkina Faso du chaos », a déclaré le chef de file de l’opposition politique.

Le gouvernement burkinabè a annoncé en début avril qu’un dialogue politique va se tenir à la fin du mois autour des grandes questions qui préoccupent les Burkinabè.

«Malheureusement, les faits sont nombreux, qui montrent que le président du Faso (Roch Kaboré) n’accorde pas à ce dialogue toute l’importance qu’il faut. Alors que nous sommes à trois jours de la date annoncée initialement pour la tenue du dialogue, nous ne savons pas encore où il va se tenir, quels sont les points qui y seront débattus, ni comment vont se dérouler les travaux»,  a assuré M.Diabré.

Par ailleurs, il a signalé que leur participation a été conditionnée au respect de deux préalables, afin que ce dialogue ait un impact positif dans le quotidien des citoyens burkinabè.

Il s’agit de l’encadrement de la rencontre par un texte à cause de son importance et la mise en œuvre des modalités et de suivi des décisions qui seront issues de ce dialogue.

«L’opposition n’est pas prête à aller causer de tout et de rien, puis se lever, sans qu’il n’y ait des solutions concrètes aux problèmes des Burkinabè. On l’a vu avec les syndicats, ce régime ne respecte même pas ses engagements écrits », a-t-il ajouté.

Ainsi, M.Diabré exhorte donc le gouvernement burkinabè à se référer à la Commission constitutionnelle pour faire de ce dialogue un dialogue franc et fructueux.

Agence d’Information du Burkina

ad/ata/ak

 

 

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