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Présumée violation des droits humains au Burkina : L’Opposition demande au gouvernement d’ouvrir une enquête

Ouagadougou, 19 mars 2019, (AIB)- L’Opposition politique  a demandé mardi, au gouvernement d’ouvrir une enquête sur le rapport du Mouvement burkinabé des droits de l’homme et des peuples(MBDHP), relatif aux «exécutions sommaires et extrajudiciaires» par les Forces de défenses et de sécurité(FDS) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

Le président du Prit-Lannaya, El Hadj Mamadou Kabré assisté de son collègue du Parti national des démocrates sociaux(PNDS), Yumali Lompo a expliqué, que le rapport du Mouvement burkinabé des droits de l’homme fait cas de 60 personnes exécutées sommairement sur les 146 présumés terroristes tués par les FDS.

Il a indiqué qu’avec la publication dudit rapport, le 14 mars dernier, le gouvernement burkinabé a émis des réserves sur les méthodes de travail des organisations de défense des droits humains et a annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière.

M. Kabré, a soutenu que l’Opposition politique burkinabé souscrit donc à l’idée du gouvernement d’ouvrir une enquête pour savoir, ce qui s’est passé sur le terrain, afin de lever toute équivoque des dérives de l’opération de ratissage.

Le président du Prit-Lannaya s’exprimait mardi,  à Ouagadougou à l’occasion de la conférence presse hebdomadaire du  chef de file de l’Opposition politique burkinabé.

«L’Opposition politique voudrait, avant toute analyse, réaffirmer son soutien ferme à nos forces de défenses et de sécurité dans la guerre contre le terrorisme. Nous avons foi en notre armée », a-t-il  ajouté.

A entendre M. Kabré, l’Opposition politique est contre toute exécution sommaire ou extrajudiciaire, qu’ elle comporte  des risques énormes d’erreurs pouvant  et peut être utilisée comme  un instrument de règlements de comptes ciblant des individus ou des groupes.

Il a souligné que,  l’Opposition ne dispose pas d’éléments pour conforter ou rejeter le rapport du MBDHP mais recommande à l’Etat et au défenseur des droits humains de se concerter pour permettre que, s’il y a eu des erreurs dans l’exécutions des missions de nos  FDS, que celles-ci  puissent être corrigées pour l’avenir.

«Dans tous les cas, l’Opposition souhaite que ce qui sera dit ou fait soit de nature à encourager et à galvaniser nos vaillantes FDS dans leur travail de défense et de sécurisation du Burkina Faso », a conclu Hadj Kabré.

Agence d’Information du Burkina

NO/ATA

NB : Photo d’archive : lobservateur.bf

 

 

 

 

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