Burkina/Putsch 2015: Trois témoins déchargent le sergent Nobila Sawadogo

Ouagadougou, 15 mars 2019 (AIB) – Trois témoins appelés, vendredi à la barre du Tribunal militaire de Ouagadougou, ont blanchi le sergent Nobila Sawadogo sur sa prétendue participation au commando qui a arrêté les autorités de la Transition en septembre 2015.

Le 16 septembre 2015, un groupe de soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentiel (RSP) avait investi la salle du conseil des ministres et arrêté les autorités de la Transition.

Accusé d’y avoir participé, le sergent Nobila Sawadogo, tout en reconnaissant avoir fait partie du cortège du général Gilbert Diendéré aux moments des faits, avait nié avoir œuvré au côté du commando.

Il en voulait pour preuve qu’il n’était pas au camp aux moments des faits mais plutôt chez son cousin Salam Sawadogo de chez qui, il s’est rendu chez une vendeuse Rufine Sawadogo pour acheter des fournitures.

Ce vendredi donc, les deux civils, ont été appelés comme témoins par l’avocate de l’accusé devant le Tribunal militaire, pour confirmer les dires de l’accusé.

Le premier, Salam Sawadogo a reconnu que l’accusé était chez lui à 10 heures dans la journée du 16 septembre 2015. Ils ont échangé sur les préparatifs des funérailles d’un vieux de leur village.

Après l’entrevue, le sergent Nobila Sawadogo voulait acheter des cahiers pour des élèves du village et son cousin lui a conseillé une vendeuse de fourniture Rufine Sawadogo dont le mari est originaire de leur village.

De chez son cousin, le sergent Nobila Sawadogo s’est rendu chez la vendeuse de fourniture Rufine Sawadogo vers 12 heures.

Appelé également à la barre, cette dernière a reconnu avoir vendu des fournitures à l’accusé qui est parti de chez elle entre 14 heures et 15 heures.

Un troisième témoin a été appelé à la barre en la personne du sergent Jean Yonli qui a aussi reconnu que le sergent Nobila Sawadogo, l’a appelé le 16 septembre 2015 vers 15 heures pour savoir ce qui se passait au camp.

Au vu des témoignages de ces trois témoins, l’avocate de l’accusé Me Flore Toé, a estimé que son client ne pouvait pas être à l’arrestation des autorités de la Transition qui est intervenue entre 13 heures et 14 heures.

Mais le parquet militaire a invité le Tribunal militaire à prendre avec des pincettes, les témoignages des deux premiers témoins car ils viennent du même village que l’accusé.

Agence d’information du Burkina

Wurotèda Ibrahima SANOU

Photo d’archives (Lefaso.net) utilisée uniquement à titre illustratif

 

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