Burkina : Bientôt une liste d’ouvriers et d’artisans certifiés pour les adeptes de l’auto-construction

Ouagadougou, 31 janv. 2019 (AIB)-Le ministère en charge de l’Habitat va bientôt fournir aux ménages, désirant construire eux-mêmes leurs logements, un répertoire d’ouvriers et d’artisans certifiés ainsi que  des plans types de construction, a appris l’AIB jeudi.

«Nous allons dresser des listes de maçons, de plombiers, de menuisiers bâtiments, de carreleurs, de staffeurs (plafonneurs)  certifiés qui auront des cartes professionnelles pour pouvoir être vérifiées par les ménages sur le terrain avant de les employer à construire des maisons», a déclaré jeudi Aimé Soubeiga.

Le Directeur général de l’Architecture de l’Habitat et de la Construction a ajouté que cela évitera de confier «complètement» la «sérieuse» activité de construction des maisons au secteur informel.

M.Soubeiga a affirmé que l’établissement du répertoire d’ouvriers et d’artisans certifiés du bâtiment, permettra de les encourager quand ils ont des compétences avérés et de les pénaliser s’ils font mal leurs travaux.

Le responsable a assuré que sa direction se donne l’année 2019 pour «implémenter» le répertoire et a précisé que d’autres volets seront également développés pour encadrer l’auto construction.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme Stanislas Goungounga, ces autres volets prennent en compte, la mise à disposition de plans types de logements aux ménages.

Il y a également la mise en place d’un dispositif de vérification de la qualité des matériaux de construction disponible sur le marché et le développement de crédits auprès des banques pour financer les projets de construction des ménages.

MM.Goungounga et Soubeiga s’exprimaient à l’ouverture d’une «rencontre d’échanges sur la stratégie d’élaboration du répertoire d’artisans et d’ouvriers des différents corps d’Etat du bâtiment dans le cadre de l’assistance à l’auto-construction.

Le secrétaire général dit espérer qu’avec l’établissement du répertoire, d’ici quelques années, les Burkinabè ne vont plus penser de manière «persistante» que les meilleurs ouvriers et artisans viennent des pays voisins.

Stanislas Goungounga a aussi invité les acteurs à remettre en cause parce qu’on constate «que des bâtiments vieux de plusieurs décennies sont mieux construits que ceux d’aujourd’hui».

Agence d’Information du Burkina

ata/ak

 

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