Burkina : Dabiré compte réduire le train de vie de l’Etat et engager le dialogue social

Ouagadougou, 24 janv. 2019 (AIB)-Le nouveau Premier ministre Christophe Dabiré a décliné jeudi, ses priorités, au nombre desquelles, la réduction du train de vie de l’Etat, le dialogue social et la lutte contre le terrorisme.

«Si nous voulons aller loin, il faut qu’au niveau du gouvernement, nous prenions des dispositions pour réduire le train de vie de l’Etat» a déclaré jeudi le Premier ministre Christophe Dabiré, quelques heures après la formation de son gouvernement.

Selon ses dires, «un séminaire gouvernemental va se pencher sur un certain  nombre de mesures pour réduire le train de vie de l’Etat et engager le dialogue social avec les partenaires sociaux dans les différents départements ministériels».

Christophe Joseph-Marie Dabiré a expliqué à la presse que « le travail de son gouvernement devra permettre d’apporter des réponses précises aux préoccupations des travailleurs et apaiser le front social qui est aujourd’hui en ébullition ».

Le séminaire annoncé, va également, selon Christophe Joseph-Marie Dabiré se plancher sur la restauration de l’autorité de l’Etat.

«Nous allons prendre des mesures fortes pour que cette question ne continue pas de traumatiser notre peuple»,  a-t-il affirmé.

La nouvelle équipe gouvernementale rendue publique ce jeudi après-midi sur les antennes de la télévision nationale burkinabè, est composée de 32 membres dont 7 femmes. On y enregistre 8 départs et 7 nouvelles arrivées.

Au cours de son adresse de fin d’année, le chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré avait promis un quota de 30% de femmes dans son futur gouvernement.

«Nous n’avons pas atteint ce nombre mais nous sommes en train de travailler pour y arriver parce que le chef de l’Etat estime que les femmes ont une très grande contribution à apporter à notre pays» a expliqué le chef du gouvernement.

La nouvelle équipe gouvernementale connait des innovations selon son premier responsable.

Notamment l’érection des Ministères de la Défense Nationale et des Anciens Combattants et celui de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale en ministères d’Etat.

Concernant la nomination d’un gendarme à la retraite au ministère de la sécurité, Ousséni Compaoré, la mesure vise à mettre en avant « le premier responsable de ce département (…) pour accélérer la sérénité au sein des forces de défense et de sécurité  de notre pays» selon Christophe Joseph-Marie Dabiré.

Concernant le ministère de l’administration, le chef de l’Etat a estimé que la l’ajout du portefeuille de la Cohésion sociale,  «fait désormais partie des grandes priorités du pays» a affirmé le premier ministre.

La nouvelle équipe gouvernementale est aussi invitée à faire «la promotion des langues nationales et œuvrer à ce que les ressources financières qui seront mobilisées contribuent au développement du pays.

Le chef du gouvernement promet l’accélération de la justice (sur les différents dossiers  notamment le massacre de Yirgou) pour rétablir la vérité et apaiser les cœurs afin « d’aller très rapidement à la réconciliation nationale ».

Concernant la lutte contre le terrorisme, le chef du gouvernement affirme que ce n’est pas uniquement «une affaire du gouvernement ni des forces de défense et de sécurité » mais plutôt, «une affaire de tous les Burkinabè».

Selon lui, si un Burkinabè sait que son voisin commet un certain nombre d’exactions, s’il n’informe pas les forces de l’ordre pour l’arrêter, « il est responsable du développement du terrorisme dans notre pays».

«Il faut appeler le peuple à savoir que nous sommes tous embarqués dans le même bateau. Si ce dernier coule, c’est tout le monde qui coule» a-t-il affirmé.

Selon lui,  «il n’y a pas d’hommes providentiels dans un pays comme le Burkina Faso » mais estime qu’il appartient plutôt au peuple de prendre « conscience et de faire face aux différentes réalités que nous vivons aujourd’hui».

Le gouvernement compte donc de l’avis de son chef, «travailler à faire en sorte que chacun soit conscient de cette réalité».

Agence d’Information du Burkina

Wis/ata

 

 

 

 

 

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