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Burkina : L’opposition politique dénonce  »le manque de leadership » du président Kaboré

Ouagadougou, 22 janv. 2019, (AIB)- L’opposition politique burkinabé a décrié mardi,  »le manque de leadership » du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, face notamment au terrorisme, à la fermeture des écoles et aux conflits sociaux.

«La vérité que nous devons tous reconnaître, c’est que le véritable  problème du Burkina Faso aujourd’hui, c’est le manque de leadership du président du Faso », a affirmé le président du Front patriotique pour le renouveau (FPR, Opposition), Aristide Ouédraogo assisté de son collègue de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA, opposition), Mahamoudou Hama Dicko.

M. Ouédraogo qui s’exprimait mardi à l’occasion de l’hebdomadaire point de presse de l’opposition politique, a estimé qu’en trois ans de gestion le président Kaboré n’a pas été à la hauteur des défis que le Burkina Faso doit relever.

Il a notamment cité les attaques terroristes ayant causés des centaines de tués  et la fermeture de près de 1000 écoles, soient 100 mille élèves privés de bancs.

L’opposant a déploré les évènements de Yirgou (Centre-nord) où en début d’année, une attaque terroriste contre un leader coutumier moaga (6 tués) a entrainé des représailles contre les peuls (43 tués).

Aristide Ouédraogo a également condamné les drames de Nafona (Cascades) et de Orodara où des heurts entre police et populations ont respectivement entrainé la mort de trois personnes (dont deux officiers de police, le 12 janvier) et de cinq civils (18 janvier).

«Il faut que ça cesse. La personne qui a la légitimé pour donner le ton et fixer la destination, c’est bien le président du Faso», a clamé M. Ouédraogo.

Toutefois, il estime que «la solution  à la situation de chaos que vit actuellement le Burkina Faso ne peut se résumer en un simple changement de Premier ministre ou de gouvernement».

En rappel, le président du Faso Roch Kaboré a nommé hier lundi un nouveau Premier ministre Christophe Dabiré, après la démission vendredi, de Paul Kaba Thiéba et de sa troisième équipe.

Au Burkina Faso, en vertu de la loi, les partis ont l’obligation de s’inscrire soit dans la majorité présidentielle soit dans l’opposition politique.

L’institution chef de file de l’opposition politique (CFOP) est présidée par le leader du parti d’opposition ayant le plus grand nombre au parlement.

Agence d’Information du Burkina

no/ata

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