Burkina Faso-Presse-Revue

Diplomatie, terrorisme et justice, au menu des quotidiens burkinabè

Ouagadougou, 9 janv. 2019 (AIB) – Les quotidiens burkinabè de ce mercredi évoquent des sujets concernant la justice, avec le procès du putsch manqué, le terrorisme marqué par le drame de Yirgou (Centre-nord, une cinquantaine de morts), sans oublier la présentation des vœux du corps diplomatique au président du Faso Roch Marc Kaboré, la veille, à Ouagadougou.

«Lutte contre le terrorisme : les diplomates réaffirment leur soutien au Burkina», titre le quotidien public Sidwaya qui informe que les missions diplomatiques, les institutions internationales et les organisations interafricaines au Burkina Faso ont présenté, le mardi 8 janvier 2019 à Kosyam (palais présidentiel), leurs vœux de nouvel an au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

A ce sujet, L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso affiche : «Vœux des diplomates au PF (Président du Faso, Ndlr) : entre choc, engagements et espoir».

Pendant ce temps, Aujourd’hui au Faso, quotidien privé, arbore à sa une, les propos du doyen des diplomates, Farrhat Bouazza  (ambassadeur du Maroc au Burkina Faso) qui a déclaré : «la houle est grande mais le capitaine doit garder le cap».

L’ambassadeur fait allusion à la question sécuritaire au Burkina Faso, marquée par le terrorisme et encourage ainsi le président Kaboré face à cette situation.

A son tour, Le Quotidien cite le président Roch Marc Christian Kaboré, qui, s’adressant aux diplomates, a avoué à propos du drame de Yirgou (une cinquantaine de morts, suite à un affrontement communautaire consécutif à une attaque terroriste) que «ce qui est arrivé est inacceptable et ne restera pas impuni».

Le même journal renseigne qu’il y aura une marche-meeting, samedi prochain à Ouagadougou et à Dori (capitale de la région du Sahel) pour dénoncer les tueries à Yirgou.

Toujours concernant la lutte contre le terrorisme, Sidwaya fait observer que le gouvernement autorise la prorogation de l’Etat d’urgence décrété dans sept régions du pays et que «les députés (sont) de retour à l’hémicycle» pour aborder la question.

Revenant sur le procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015, Sidwaya souligne que le général Djibrill Bassolé est prêt à «tout expliquer».

Le journal privé Le Pays, de son côté, titre : «Procès du putsch manqué : Quand Bassolé refuse de répondre aux questions des avocats de la partie civile».

L’Observateur Paalga abonde dans le même sens quand il relate qu’«au quatrième jour de l’interrogation du général de brigade Djibrill Bassolé, l’accusé, sur les questions des écoutes téléphoniques, s’est encore mué dans un silence face aux questions et aux observations des avocats des parties civiles au point où on se demandait, par moments, s’il était toujours à la barre».

Agence d’information du Burkina

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