Burkina: Le retour avec Pékin et l’adoption du nouveau code électoral ont marqué la politique en 2018

Ouagadougou, 31 déc. 2018 (AIB) – Le rétablissement des relations diplomatiques avec la Chine au bout de 24 ans de suspension, le remaniement ministériel, l’adoption du nouveau code électoral font partie des sujets qui ont marqué en 2018, l’actualité politique au Burkina Faso.
La surprise rupture des relations avec Taïwan le 24 mai 2018 suivi deux jours plus tard, du rétablissement des liens diplomatiques avec la Chine, a été sans doute le fait marquant de l’actualité politico-diplomatique au Burkina Faso.
La plupart des observateurs nationaux ont salué cette décision du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, en ce que le Burkina Faso ne pouvait pas continuer d’ignorer une grande puissance dont les investissements croissent en Afrique.
Toutefois, d’autres leaders d’opinions ont déploré la brutalité de la rupture avec Taïwan et ont invité les dirigeants à éviter un éventuel surendettement auprès de la Chine.
L’arrivée du gouvernement Paul Kaba Thiéba III, intervenue le 31 janvier 2018, a aussi marqué les esprits car dame rumeur en avait fait ses choux gras un trimestre avant l’annonce.
L’on a noté l’entrée de neuf ministres dans une équipe de 33 membres, contre 32 dans la précédente.
Simon Compaoré longtemps décrié pour sa supposée incompétence dans la question sécuritaire, a été nommé ministre d’Etat auprès de la présidence du Faso, laissant son portefeuille à l’ex ministre de la Fonction publique Clément Sawadogo.
Pour le ministre en charge de la Communication, ce changement avait pour but d’accélérer les réformes, après deux ans de gestion du président Kaboré.
En 2018, la classe politique burkinabè a été divisée par l’adoption d’un nouveau code électoral le 31 juillet.
L’abandon de la carte consulaire au profit de la carte nationale d’identité burkinabè devant servir à l’enrôlement de la diaspora, a révolté l’opposition qui dit craindre la mise en écart de nombreux électeurs et des fraudes massives.
Mais pour le gouvernement, cet amendement permettra justement de résoudre ces craintes car la confection des cartes consulaires a été entachée d’irrégularités et elles ne sont disponibles qu’en Côte d’Ivoire et au Gabon.
Ces divergences se sont déportées au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en septembre 2018, où des commissaires de l’opposition et le président Newton Ahmed Barry se sont affrontés par médias opposés, sur la gestion de l’institution.
La tension a atteint son paroxysme le 30 octobre 2018, quand un message elliptique de M. Barry, a été assimilé à une annonce de démission.
L’actualité politique a aussi marquée par le dynamisme des trois grands partis que sont le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, pouvoir), l’Union pour le progrès et le changement (UPC, opposition) et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, opposition), présageant les joutes électoraux de 2020.

Agence d’information du Burkina
ATA/ak

Photo : africanews.com

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