Burkina Faso-Grèves-Rétrospective

Burkina: Finances, éducation et sécurité pénitentiaire affectées par les revendications sociales en 2018

Ouagadougou, 29 déc. 2018 (AIB) – L’administration publique burkinabé a enregistré de multiples grèves et sit-in en 2018, mais les départements en charge de l’économie et des finances, de l’éducation nationale et de la sécurité pénitentiaire ont été les plus  touchés dans l’ensemble.

L’année 2018 a été celle  de multiples revendications sociales qui ont été soient des grèves ou des sit-in visant à améliorer les conditions de travail et de vie des agents publics.

Ainsi, la Coordination syndicale du ministère de l’Economie, des finances et développement (CS-MEF) a manifesté du 21 au 25 mai, du 18 au 22 juin et du 25 au 29 juin 2018  pour exiger l’examen de sa plateforme revendicative.

Les points de revendications portaient sur, entre autres, la restauration de la dotation de carburant de fonctionnement aux agents supprimée, le relogement des agents dans des bâtiments administratifs, la résiliation des contrats de vérification des importations avec les sociétés privées et l’adoption de statuts sécurisants pour le personnel du ministère en charge des finances.

Face à ces mouvements sociaux,  les décideurs politiques se sont engagés à satisfaire les points de revendication ci-dessous cités en appelant toujours  les syndicats au dialogue.

Pour l’année 2018,  la coordination des syndicats de l’éducation (CNSE)  regroupant plusieurs syndicats (F-SYNTER- CNSE etc.) n’a pas été en marge des mouvements sociaux au Burkina.

Les enseignants ont fait la grève,  entre autres,  le 24 septembre, le 3 octobre, le 10 janvier 2018 pour exiger du gouvernement la satisfaction totale de sa plateforme revendicative s’articulant autour de vingt points tels que l’adoption d’un statut autonome des personnels de l’éducation, le respect des effectifs dans les classes, l’effectivité de la gratuité dans l’éducation de base.

Afin de sauver l’année scolaire 2017-2018, les dirigeants ont signé un protocole d’accord avec les syndicats dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 janvier 2018.

A cet effet, les deux parties ont convenu de l’octroi des bourses au primaire et post primaire en tenant compte du mérite et de la situation sociale, de la construction d’internats et des mesures pour assurer la cantine scolaire dans les établissements, la bonification d’échelon pour le personnel enseignant.

Outre ces deux syndicats, ceux de la garde de sécurité pénitentiaire(SYNAGSP) sont entrés dans la danse par un mouvement illimité du 22 octobre et  du 7 novembre 2018 réclamant l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Le gouvernement a révoqué le 14 novembre dernier dix membres du nouveau bureau de la GSP pour «commission de fautes d’extrême grave» après leur irruption au domicile du ministre en  charge de la Justice, René Bagoro.

L’on peut retenir également la grève  des transporteurs routiers (OTRAF)  et celle du syndicat national des chauffeurs de la fonction publique et du parapublic du Burkina Faso (SYNCFPB) au mois d’août et de septembre 2018.

Cette fronde sociale, a poussé l’Etat à organiser une  conférence sur la rémunération des agents publics les  12, 13  et 14 juin 2018  afin de maîtriser la masse salariale et d’instaurer l’équité entre les fonctionnaires.

Les grandes décisions  de la rencontre avec les forces vives de la nation (Etat- société civile-syndicats) ont été entre autres, le plafonnement du fond commun à 25% du salaire mensuel et d’une augmentation de 29 000 FCA au profit des 80% des fonctionnaires.

Selon les statistiques, entre 2016 et 2018, le Burkina Faso a enregistré plus de  cent(100) grèves.

Agence d’information du Burkina

NO/ata/ak

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