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Burkina : Des acteurs de l’Afrique francophone œuvrent pour une meilleure gestion des finances publiques

 

Ouagadougou 19 déc. (AIB)-Le Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques d’Afrique francophone subsaharienne(CREFIAF) a appelé mercredi ses membres, à promouvoir «l’orthodoxie financière», afin de pour répondre aux nombreuses attentes des populations en matière de bonne gouvernance.

 

La huitième assemblée générale du Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques d’Afrique francophone subsaharienne(CREFIAF) a ouvert ses travaux mercredi dans la capitale burkinabè avec en ligne de mire, une meilleure gestion des finances dans ledit espace.

Selon le représentant du Premier ministre burkinabè, le contrôleur général de l’Autorité supérieure de contrôle de d’État et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC), Luc Marius Ibriga, la CREFIAF veut promouvoir la bonne gouvernance des deniers publics dans ses pays membres.

Pour lui, la rencontre de Ouagadougou placée sous le thème «Enjeux et défis de la professionnalisation des institutions supérieures des finances publiques », interpelle les décideurs politiques et les acteurs des finances à un meilleur contrôle des biens publics des Etats concernés.

«Votre adhésion à la structure régionale contribue à consolider les acquis réguliers engendrés par l’orthodoxie financière», a soutenu le contrôleur général de l’ASC-LC.

A l’écouter, ce rendez-vous d’échanges qui se tient du 19 au 21 décembre 2018 au Burkina Faso et regroupant 22 pays de l’Afrique francophone subsaharienne et des partenaires technique et financier, se veut un cadre de réflexion et de partage d’expériences sur la question de la gestion de finances publiques.

De l’avis de Luc Marius Ibriga, pour répondre aux nombreuses attentes des populations en matière de bonne gouvernance financière, le CREFIAF s’est fixé des objectifs qui sont entre autres la promotion de la coopération entre les institutions supérieures de contrôles (ISC), la lutte contre la pauvreté et la corruption, la promotion des droits de la personne, de la démocratie, de la formation des spécialistes en vérification étc.

Il a souligné que le défi majeur auquel fait face l’organisation régionale reste la conjoncture sociale, économique et politique.

«Face à une société internationale en pleine mutation, les outils traditionnels du contrôle de la gestion publique, de plus en plus inadaptés, ne donne qu’une relative satisfaction par rapport aux nouvelles exigences des concepts du budget-Programme », a-t-il confié.

A en croire la présidente du CREFIAF, la Tchadienne Zana Bahim Mohamat Itno, les acteurs des finances doivent exercer leurs tâches avec professionnalisme.

La rencontre de Ouagadougou, selon elle, est une occasion pour les participants d’évaluer tout ce qui a été mis en œuvre pour la réussite des missions assignées.

«L’essor de la mondialisation nous oblige à actualiser nos outils pour être efficaces dans le contrôle des finances publiques », a-t-elle laissé entendre.

Crée en 1997 à Yaoundé, le CREFIAF œuvre à la promotion de la bonne gouvernance des finances publiques.

Agence d’information du Burkina

CAK/SM/ NO/ATA

 

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