Burkina-Migration-Journée

Ouagadougou, 18 déc. 2018 (AIB) – Le Burkina Faso, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a célébré, mardi à Ouagadougou, la journée internationale des migrants dont l’objectif selon les organisateurs, est de promouvoir une migration sure, régulière et digne dans tous les pays.

Placée sous le thème «Migration avec dignité», cette journée se veut, aux dires du comité d’organisation, celle de la promotion d’une migration sure et dans les conditions décentes dans tous les pays.

Le ministre de l’intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, a souhaité que cette journée soit celle de solidarité envers cette catégorie de personnes dont les droits les plus élémentaires sont souvent bafoués.

Il a déploré que, parmi cette catégorie de personnes, l’on compte des femmes et des mineurs non accompagnés.

Cette journée, a poursuivi le ministre, s’inscrit dans la vision du Plan national de développement économique et social (PNDES) qui accorde une importance particulière aux Burkinabè de l’extérieur.

C’est pourquoi, a-t-il dit, le Burkina Faso a apporté sa contribution au processus de négociation et à l’adoption, à Marrakech (Maroc), du Pacte mondial pour des migrations sures, ordonnées et régulières.

Le ministre Tiendrébéogo, a signifié qu’aucune barrière, qu’aucun mûr, ni désert et océan ne peut freiner le mouvement migratoire.

Seul le partenariat bien compris, avec pour objectif d’en éradiquer ou d’en atténuer les causes profondes,  constitue une réponse adéquate, a-t-il conclu.

La coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Burkina Faso, Metsi Makhétha, s’est penchée sur les causalités du phénomène migratoire.

Même si la plupart des migrations sont sures et ordonnées, il y a cependant une série de mouvements importants de personnes dans différentes parties du monde impliquant à la fois des réfugiés et des migrants en situation de vulnérabilité.

Aussi, pour la coordonnatrice, les tendances démographiques, associées à des facteurs tels que les effets du changement climatique pourront contribuer à une nouvelle augmentation de la migration dans le futur.

Metsi Makhétha a soutenu qu’une migration non réglementée a un coût à payer en terme de pertes en vies humaines.

La cheffe de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM),  Abibatou Wane, a renchéri lorsqu’elle déclare que les migrants sont aussi exposés à la xénophobie, au racisme, etc.

Pour réduire le mouvement migratoire, l’OIM accorde des formations en entrepreneuriat au profit des jeunes des zones fortement migratoires.

Créée en 1951, l’OIM est une organisation intergouvernementale qui s’attache à promouvoir, partout dans le monde, des migrations s’effectuant en bon ordre, dans le respect de la dignité humaine.

Agence d’information du Burkina

MS/CAK/ak

 

 

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