Lutte contre le Sida

 

10 338 personnes sous traitement dans les Hauts-Bassins

Dans le cadre la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le sida, l’Antenne régionale du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST) des Hauts-Bassins a organisé, le vendredi 7 décembre 2018 à Bobo-Dioulasso, une conférence de presse. L’objectif était d’informer les journalistes de la situation épidémiologique du VIH, du sida et des IST et renforcer le plaidoyer pour la mobilisation sociale et la sensibilisation de masse.

 

Selon le rapport 2018 de l’ONUSIDA, le Burkina Faso comptait environ 94 000 personnes vivantes avec le VIH dont 61 447 sous traitement anti rétroviraux en 2017. En 2017, le Burkina Faso a détecté 4 300 nouvelles infections soit une moyenne de 12 personnes infectées par jour. Toujours, selon le même rapport, 3 100 personnes sont mortes du VIH l’année dernière. Le taux d’épidémie du VIH est estimé de 0,8% au Burkina Faso depuis l’année 2015. Dans la région des Hauts-Bassins, 12 943 personnes en ont été victimes avec 10 338 sous traitement. La cheffe de l’Antenne régionale du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST) des Hauts-Bassins, Susanne Sidibé a livré ces informations, le vendredi 7 décembre 2018 à Bobo-Dioulasso, au cours d’une conférence de presse. En effet, la rencontre avec les journalistes s’est tenue dans le cadre de  la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, célébrée chaque 1er décembre.  La Journée mondiale a été placée cette année sous le thème : « Connais ton statut…sérologique ».  L’objectif à travers ce thème, selon Mme Sidibé,  est d’atteindre d’ici à 2020 les trois 90 afin de mettre fin à l’épidémie en 2030. En effet, les trois 90 stipulent qu’à l’horizon 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH doivent connaitre leur statut sérologique, 90% des personnes dépistées doivent  recevoir  un traitement anti rétroviral, 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral doivent avoir une charge virale supprimée. C’est pourquoi, elle a invité les populations à se faire dépister davantage afin de  relever le défi du premier 90. Car, à en croire Suzanne Sidibé, les deux autres 90 dépendent du premier. Pour le chargé de programme du SP/CNLS-IST des Hauts-Bassins, Emmanuel Zabsonré, il est nécessaire de rester sur le qui-vive. Et de rappeler à la population que le virus est présent avec la même virulence et le même péril qu’au début des années 1980. Citant le rapport de l’ONUSIDA 2018, il  a fait savoir que de 2010 à 2017, le niveau de prévalence reste élevé dans les régions du Centre, du Centre-Ouest, des Hauts-Bassins, du Nord, du Sud-Ouest.

 

Boudayinga J-M THIENON

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