Burkina Faso-Presse-Revue

François Compaoré et Gilbert Diendéré en exergue dans les journaux burkinabè

Ouagadougou, 6 déc. 2018 (AIB) – Les quotidiens burkinabè commentent largement l’actualité nationale marquée par le procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015 où est actuellement auditionné le présumé cerveau le général Gilbert Diendéré, sans oublier la demande d’extradition de François Compaoré accordée, la veille, par la justice française.

«François Compaoré extradable : La justice française donne son quitus», arbore Aujourd’hui au Faso, informant que la cour d’appel de Paris a donné, hier mercredi, son feu vert à cette extradition, à laquelle le parquet général s’était déclaré favorable.

Ce journal privé relativise quand il ajoute «pour être effective la décision d’’extradition de François Compaoré  devra également faire l’objet d’un décret gouvernemental».

Dans un commentaire intitulé «20 ans après, l’innommable de Sapouy (localité où le journaliste Norbert Zongo a été assassiné en 1998, Ndlr)!», Aujourd’hui au Faso fait observer que «maintenant, le seul bemo là la satisfaction des aspirant à la justice, c’est bien le nuage d’incertitude qui pèse sur la date précise de cette extradition».

«Affaire Norbert Zongo: La justice française favorable à l’extradition de François Compaoré», titre, pour sa part, le quotidien privé Le Pays qui souligne également qu’«il faut se garder de tout triomphalisme».

De son côté, L’Observateur Paalga, le plus vieux des quotidiens privés du Burkina Faso parle «joli cadeau pour un 20e anniversaire», avant de relever que «les Burkinabè sont entre joie et scepticisme».

A son tour, le quotidien à capitaux publics Sidwaya affiche, en première page, les propos du ministre burkinabè en charge de la Justice, René Bagoré qui déclare : «Une victoire d’étape».

Le même journal revient sur le procès du putsch manqué de septembre 2015, faisant remarquer que «Gilbert Diendéré (présumé cerveau) devient de plus en plus muet».

Pendant ce temps, Le Pays informe que lors de l’audition d’hier, il y a eu «passe d’armes entre Gilbert Diendéré et Me Guy Hervé Kam (un des avocats de la partie civile)».

Dans la même veine, L’Observateur Paalga cite le général Diendéré qui dit: «je ne sais pas si j’ai affaire à Me Kam ou à M. Kam du Balai citoyen (Mouvement de la société civile, Ndlr)».

Aujourd’hui au Faso renchérit en titrant : «Général Gilbert Diendéré : je n’arrive pas à faire le distinguo entre l’avocat Me Kam et le porte-parole du Balai citoyen».

Agence d’information du Burkina

 

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