{"id":4502,"date":"2019-07-26T15:05:12","date_gmt":"2019-07-26T13:05:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/?p=4502"},"modified":"2019-07-26T15:05:12","modified_gmt":"2019-07-26T13:05:12","slug":"operation-caisses-vides-une-situation-destructrice-des-centres-de-sante-a-dedougou","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/2019\/07\/26\/operation-caisses-vides-une-situation-destructrice-des-centres-de-sante-a-dedougou\/","title":{"rendered":"Op\u00e9ration caisses vides : une situation \u00ab\u00a0destructrice\u00a0\u00bb des centres de sant\u00e9 \u00e0 D\u00e9dougou"},"content":{"rendered":"<p><strong>Op\u00e9ration caisses vides<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une situation \u00ab\u00a0<em>destructrice\u00a0<\/em>\u00bb des centres de sant\u00e9 \u00e0 D\u00e9dougou<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Engag\u00e9 le 7 juin 2019, le mot d\u2019ordre <em>\u00ab\u00a0op\u00e9ration caisses vides\u00a0\u00bb<\/em> se poursuit dans les formations sanitaires publiques du Burkina jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> septembre 2019. Un tour dans la journ\u00e9e, du mardi 23 juillet 2019, a permis de faire le point du mouvement dans les trois centres de sant\u00e9 de D\u00e9dougou dans la Boucle du Mouhoun.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s les gr\u00e8ves de 48 heures puis 96 heures suivies du boycott des gardes et des permanences pour r\u00e9clamer du gouvernement la mise en \u0153uvre du protocole d\u2019accord sign\u00e9 avec le Syndicat national des travailleur de sant\u00e9 humaine et animale (SYNTSHA), le 13 mars 2017, le personnel de sant\u00e9 est rentr\u00e9 dans une autre phase de lutte depuis le 7 juin 2019 pour se faire entendre. Il s\u2019agit de <em>\u00ab\u00a0l\u2019op\u00e9ration caisses vides\u00a0\u00bb<\/em> qui consiste \u00e0 exempter les patients des frais de consultation, d\u2019intervention chirurgicale, d\u2019examens m\u00e9dicaux en radiologie ou au laboratoire. Un tour dans les diff\u00e9rentes formations sanitaires de D\u00e9dougou, ce mardi 23 juillet 2019, a permis de faire le constat. Au centre de sant\u00e9 et de promotion sociale (CSPS) communal, selon certaines indiscr\u00e9tions, le mouvement, au regard du statut <em>\u00ab\u00a0autonome\u00a0\u00bb<\/em> de ce centre, n\u2019est pas suivi \u00e0 la lettre. Dans la forme, cette op\u00e9ration caisses vides est en vigueur au CSPS, mais dans le fond, selon un t\u00e9moin sous l\u2019anonymat, n\u2019est pas respect\u00e9 par les agents de recouvrement qui rel\u00e8vent des comit\u00e9s de gestion (COGES). \u00ab\u00a0<em>Les agents de recouvrement qui ne sont pas du minist\u00e8re de la Sant\u00e9, ont d\u00e9velopp\u00e9 des strat\u00e9gies pour faire rentrer l\u2019argent dans les caisses. Si un patient vient directement en consultation, les infirmiers le prennent en charge sans probl\u00e8me, mais une fois \u00e0 la caisse pour honorer son ordonnance, les caissiers facturent en m\u00eame temps la consultation ou les frais de pansement. Et c\u2019est comme \u00e7a qu\u2019ils parviennent \u00e0 faire le recouvrement et permettre au centre de fonctionner\u00a0\u00bb, <\/em>laisse entendre l\u2019anonyme. Cependant, le mot d\u2019ordre est effectif dans les deux centres de la ville que sont le centre m\u00e9dical urbain (CMU) et le centre hospitalier r\u00e9gional (CHR). <em>\u00ab\u00a0A l\u2019exception de la vente des m\u00e9dicaments, toutes les autres activit\u00e9s sont asssur\u00e9es sans contrepartie financi\u00e8re des patients\u00a0\u00bb<\/em>, confie avec regret, Gustave Yinfansa Dabir\u00e9, directeur g\u00e9n\u00e9ral du CHR de D\u00e9dougou. Une op\u00e9ration <em>\u00ab\u00a0destructrice\u00a0\u00bb<\/em> pour les centres de sant\u00e9, poursuit-il. Au risque de faire face \u00e0 la difficult\u00e9 d\u2019assurer le r\u00e9approvisionnement des formations de sant\u00e9 publique en intrants, en r\u00e9actifs, les films de radiologie\u2026, M. Dabir\u00e9 \u00a0nourrit l\u2019espoir que le dialogue engag\u00e9 avec les partenaires sociaux permettra de sortir <em>\u00ab\u00a0tr\u00e8s rapidement\u00a0\u00bb<\/em> de cette mauvaise passe. Cet espoir est d\u2019autant plus grand avec la note du ministre de la Sant\u00e9 qui autorise \u00e0 payer l\u2019incidence de la fonction publique hospitali\u00e8re aux agents qui \u00e9margent au budget du CHR. Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du SYNTSHA, section Mouhoun, Mathieu Traor\u00e9 qui ne r\u00e9sume pas tout le probl\u00e8me \u00e0 la fonction publique hospitali\u00e8re, a tenu a pr\u00e9ciser que le protocole d\u2019accord en palabre concerne aussi la question des infrastructures, les \u00e9quipements, la carri\u00e8re des agents, la participation des syndicats de la chose publique, etc. <em>\u00ab\u00a0Pour le syndicat, la fonction publique hospitali\u00e8re n\u2019est qu\u2019un petit point du protocole d\u2019accord. Il est bien d\u2019offrir de meilleures conditions de vie aux travailleurs mais si les conditions de travail ne sont au rendez-vous, le travailleur ne pourra jamais s\u2019\u00e9panouir\u00a0\u00bb<\/em>, mart\u00e8le Mathieu Traor\u00e9. Et si \u00e0 l\u2019issue de mot d\u2019ordre qui court jusqu\u2019au 1<sup>er<\/sup> septembre 2019, n\u2019 a pas de satisfaction, le mouvement comme mentionn\u00e9 dans la note du 02 juin 2019 adress\u00e9e au ministre l\u2019Administration territoriale, de la D\u00e9centralisation et de la Coh\u00e9sion sociale, sera reconduit de fa\u00e7on tacite sur toute l\u2019\u00e9tendue du territoire, \u00e0 en croire M. Traor\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Kam\u00e9l\u00e9 FAYAMA<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Op\u00e9ration caisses vides Une situation \u00ab\u00a0destructrice\u00a0\u00bb des centres de sant\u00e9 \u00e0 D\u00e9dougou \u00a0 Engag\u00e9 le 7 juin 2019, le mot d\u2019ordre \u00ab\u00a0op\u00e9ration caisses vides\u00a0\u00bb se poursuit dans les formations sanitaires publiques du Burkina jusqu\u2019au 1er septembre 2019. 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