{"id":25310,"date":"2024-05-03T09:37:56","date_gmt":"2024-05-03T07:37:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2024\/05\/03\/houet-snc-2024-cest-un-sentiment-de-satisfaction-de-voir-que-le-bebe-que-nous-avons-vu-naitre-a-evolue-avec-ses-crises-dadolescence-prospere-kompaore\/"},"modified":"2024-05-03T09:37:56","modified_gmt":"2024-05-03T07:37:56","slug":"houet-snc-2024-cest-un-sentiment-de-satisfaction-de-voir-que-le-bebe-que-nous-avons-vu-naitre-a-evolue-avec-ses-crises-dadolescence-prospere-kompaore","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/2024\/05\/03\/houet-snc-2024-cest-un-sentiment-de-satisfaction-de-voir-que-le-bebe-que-nous-avons-vu-naitre-a-evolue-avec-ses-crises-dadolescence-prospere-kompaore\/","title":{"rendered":"Houet\/SNC 2024\u00a0: \u00ab C\u2019est un sentiment de satisfaction de voir que le b\u00e9b\u00e9 que nous avons vu na\u00eetre a \u00e9volu\u00e9 avec ses crises d\u2019adolescence \u00bb, Prosp\u00e8re Kompaor\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>BURKINA-HOUET-CULTURE-INTERVIEW-RESPONSABLE-THEATRE<\/p>\n<p><strong>Houet\/SNC 2024\u00a0: \u00ab C\u2019est un sentiment de satisfaction de voir que le b\u00e9b\u00e9 que nous avons vu na\u00eetre a \u00e9volu\u00e9 avec ses crises d\u2019adolescence \u00bb, Prosp\u00e8re Kompaor\u00e9<\/strong><\/p>\n<p><strong>Bobo-Dioulasso, (AIB)-Professeur d\u2019art dramatique \u00e0 l\u2019universit\u00e9 \u00e0 la retraite et directeur de l\u2019Atelier th\u00e9\u00e2tre burkinab\u00e8, premier directeur g\u00e9n\u00e9ral de la SNC, Prosper Kompaor\u00e9 est l\u2019un des parrains artistiques de la 21e \u00e9dition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Dans cet entretien, l\u2019enseignant d\u2019universit\u00e9 \u00e0 la retraite fait un cours d\u2019histoire de la SNC qu\u2019il a vu naitre.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Sidwaya (S) : Acteur majeur de la SNC depuis les ann\u00e9es 1983, quel regard portez-vous sur l\u2019\u00e9volution de cette biennale de la culture ? <\/strong><\/p>\n<p><strong>Prosp\u00e8re Compaor\u00e9 (P.K)<\/strong> : La SNC est un \u00e9v\u00e8nementiel cr\u00e9\u00e9 en 1983. Aujourd\u2019hui, c\u2019est vraiment un sentiment de satisfaction de voir que le b\u00e9b\u00e9 que nous avons vu na\u00eetre a \u00e9volu\u00e9 avec ses crises d\u2019adolescence.<\/p>\n<p>Ce b\u00e9b\u00e9 a atteint une certaine phase de maturit\u00e9 avec des r\u00e9alisations et des perspectives un peu plus radieuses. J\u2019ai particip\u00e9 au premier pas de la cr\u00e9ation de la SNC, mais apr\u00e8s moi beaucoup d\u2019autres camarades ont pris la rel\u00e8ve et ont fait progresser l\u2019\u00e9v\u00e8nement.<\/p>\n<p>Pour notre part, nous avons \u00e9t\u00e9 heureux de voir la premi\u00e8re date de la SNC \u00e0 Ouagadougou en d\u00e9cembre 1983. C\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 quelque chose d\u2019extraordinaire.<\/p>\n<p>Il faut l\u2019avoir v\u00e9cu pour comprendre \u00e0 quel point la Semaine nationale de la culture \u00e9tait quelque chose de diff\u00e9rent des semaines culturelles qui existaient au paravent.<\/p>\n<p>Il s\u2019agissait d\u2019une volont\u00e9 politique de mettre la culture au c\u0153ur des pr\u00e9occupations de l\u2019ensemble du corps social, des responsables et des autorit\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e qui a suivi, c\u2019est Gaoua qui a accueilli la SNC.<\/p>\n<p>Gaoua c\u2019\u00e9tait la SNC de tous les d\u00e9fis. Pour y aller, c\u2019\u00e9tait toute une histoire, la route n\u2019\u00e9tait pas praticable, sur place il n\u2019y avait pas d\u2019infrastructures, donc il a fallu tout faire.<\/p>\n<p>Il a fallu faire des routes, am\u00e9nager un a\u00e9roport, construire une salle de spectacle, am\u00e9nager des lieux pour h\u00e9berger des gens, et plus encore.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait dans des containers qu\u2019on logeait des gens. Tous ceux qui \u00e9taient dans l\u2019organisation, \u00e9taient anim\u00e9s d\u2019une sorte de volont\u00e9 r\u00e9volutionnaire, de faire en sorte que la culture prenne un nouvel \u00e9lan.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi on a \u00e9t\u00e9 pr\u00eat \u00e0 accepter beaucoup de sacrifices. On a aussi brav\u00e9 un certain nombre de probl\u00e8mes culturels, parce qu\u2019on n\u2019a pas cherch\u00e9 la simplicit\u00e9.<\/p>\n<p>On a voulu traverser le fleuve avec nos festivaliers, on a voulu gravir la colline de Young pi avec nos festivaliers. Pour faire toutes ces choses-l\u00e0, il fallait d\u2019abord avoir la b\u00e9n\u00e9diction des vieux et des anciens, donc il a fallu respecter nos coutumes pour que la 2e \u00e9dition ait lieu.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me d\u00e9fi, c\u2019\u00e9tait de faire en sorte que la chose n\u2019apparait pas comme une sorte de comp\u00e9tition inter-ethnique, c\u2019est ce que le jury arts du spectacle a relev\u00e9. Cela a donn\u00e9 lieu \u00e0 quelques d\u00e9bats. Donc nous avons expliqu\u00e9 aux gens qu\u2019il ne s\u2019agissait pas de comparer, mais plut\u00f4t de cr\u00e9er un certain nombre de crit\u00e8res sur la base desquels on pouvait amener les diff\u00e9rents groupes \u00e0 progresser et \u00e0 \u00eatre comp\u00e9titifs au plan international.<\/p>\n<p>Ensuite, nous avons particip\u00e9 \u00e0 la 1re \u00e9dition de la SNC \u00e0 Bobo-Dioulasso en 1986. L\u2019\u00e9l\u00e9ment nouveau de cette \u00e9dition \u00e9tait l\u2019apport des masques.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0, en 1983, il y avait des masques, mais \u00e0 Bobo-Dioulasso, c\u2019\u00e9tait le grand Boum ! Ces masques venaient de diff\u00e9rentes parties de notre pays.<\/p>\n<p>Au niveau de l\u2019organisation du GPNAL (ndlr Grand prix national des arts et des lettres), il y avait une plus forte maitrise des donn\u00e9es.<\/p>\n<p>Tout ceci est parti de la r\u00e9flexion qui a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e en 1985 sur l\u2019\u00e9volution de la semaine nationale de la culture \u00e0 Martoukou. A<\/p>\n<p>pr\u00e8s la SNC en 1986 \u00e0 Bobo-Dioulasso, nous nous sommes retrouv\u00e9s en 1988 \u00e0 Koudougou et \u00e0 R\u00e9o.<\/p>\n<p>On a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019organiser concomitamment dans ces deux villes. C\u2019\u00e9tait encore des grands d\u00e9fis, ce qui est int\u00e9ressant dans l\u2019organisation de la SNC, c\u2019est qu\u2019\u00e0 chaque fois, il y a du nouveau et du challenge.<\/p>\n<p>A Koudougou, on a pu construire le th\u00e9\u00e2tre populaire et on a am\u00e9nag\u00e9 aussi des espaces pour l\u2019accueil des manifestations \u00e0 R\u00e9o.<\/p>\n<p>On a fait la navette entre ces deux villes, et \u00e7a s\u2019est tr\u00e8s bien pass\u00e9. On a eu une nuit qu\u2019on avait appel\u00e9 la nuit de la magie burkinab\u00e8 qui a suscit\u00e9 beaucoup d\u2019attentes, mais qui n\u2019as pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 la hauteur de ce qu\u2019on avait esp\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Certains des magiciens traditionnels noirs n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 nous mystifier comme on l\u2019aurait souhait\u00e9. Mais, cela a montr\u00e9 aussi les diversit\u00e9s et les richesses de notre culture. Apr\u00e8s Koudougou et R\u00e9o en 1988, c\u2019\u00e9tait la SNC Bobo en 1990 o\u00f9 j\u2019ai pass\u00e9 la main \u00e0 un autre qui a pris le relais.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, nous sommes l\u00e0 et nous voyons que la SNC commence \u00e0 s\u2019agrandir, \u00e0 avoir un certain nombre d\u2019espace qui soit affect\u00e9, la prise en charge des artistes pendant et peut-\u00eatre apr\u00e8s la SNC.<\/p>\n<p><strong>S : Comment appr\u00e9ciez-vous l\u2019\u00e9volution des prestations artistiques ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>P.K :<\/strong> En mati\u00e8re de prestation artistique, s\u2019il s\u2019agit de monter des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, nous avons l\u2019enti\u00e8re libert\u00e9 d\u2019inventer et d\u2019innover.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la repr\u00e9sentation de danse traditionnelle et d\u2019expression artistique traditionnelle, il y a un certain nombre de caract\u00e9ristiques qui doivent \u00eatre sauvegard\u00e9es pour que nous puissions retrouver dans chacune des prestations l\u2019\u00e2me des peuples qui ont contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de formes de danse, de chants et autres. Si bien que la cr\u00e9ation et l\u2019innovation demandent un savoir-faire.<\/p>\n<p>A ce niveau, je croirais que dans certaines disciplines il y a eu vraiment un progr\u00e8s extraordinaire. J\u2019en veux, pour preuve, la cr\u00e9ation chor\u00e9graphique.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de cr\u00e9ation chor\u00e9graphique, on a des spectacles de tr\u00e8s haute qualit\u00e9. En mati\u00e8re de musique \u00e7a d\u00e9pend, il y a des groupes qui percent, qui transcendent et des groupes qui sont en phase de recherche.<\/p>\n<p>Dans le domaine de la danse, on a de tr\u00e8s beaux ballets en poule jeune et dans certaines danses chor\u00e9graphiques au niveau des adultes.<\/p>\n<p>Au niveau des danses traditionnelles, il y a du travail \u00e0 faire parce que nous avons r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 la dimension culturelle des diff\u00e9rentes formes de pas de danse dans nos soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Nous avions conclu que dans chaque groupe ethnique, il y avait une pr\u00e9valence de la valeur apport\u00e9e, soit au haut corporel, soit au bas corporel, voire m\u00eame \u00e0 la rythmique du corps.<\/p>\n<p>Donc, en fonction de cette r\u00e9alit\u00e9 culturelle, on pourra travailler \u00e0 faire en sorte que cela soit encore mieux ma\u00eetris\u00e9. Les danses que nous appelions, les danses de force et d\u2019acrobatie retrouvent pleinement leurs justifications.<\/p>\n<p>Il faut travailler les danses de gr\u00e2ce et de souplesse et avoir de v\u00e9ritables repr\u00e9sentations de cette expression esth\u00e9tique.<\/p>\n<p><strong>S : Vous \u00eates l\u2019un des directeurs artistiques de la SNC 2024. En quoi consiste votre r\u00f4le ?\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>P.K :<\/strong> Nous n\u2019avons pas une mission sp\u00e9ciale qui nous ait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e.<\/p>\n<p>C\u2019est nous qui d\u00e9cidons de ce que nous pouvons apporter comme concours, comme r\u00e9flexion aux artistes pour qu\u2019ils puissent aller encore plus loin. Les organisateurs ont bien pris la maitrise de leurs activit\u00e9s.<\/p>\n<p>La c\u00e9r\u00e9monie d\u2019ouverture \u00e9tait d\u2019une maitrise professionnelle absolue. Nous les encourageons, parce qu\u2019ils font de tr\u00e8s bons travaux.<\/p>\n<p>On a de tr\u00e8s grands professionnels. Entant que directeur artistique j\u2019apporte ma petite caution morale et esth\u00e9tique \u00e0 tous ce que se fait durant la SNC.<\/p>\n<p><strong>Agence d\u2019information du Burkina<\/strong><\/p>\n<p><strong>KF\/hb\/bz<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BURKINA-HOUET-CULTURE-INTERVIEW-RESPONSABLE-THEATRE Houet\/SNC 2024\u00a0: \u00ab C\u2019est un sentiment de satisfaction de voir que le b\u00e9b\u00e9 que nous avons vu na\u00eetre a \u00e9volu\u00e9 avec ses crises d\u2019adolescence \u00bb, Prosp\u00e8re Kompaor\u00e9 Bobo-Dioulasso, (AIB)-Professeur d\u2019art dramatique \u00e0 l\u2019universit\u00e9 \u00e0 la retraite et directeur de l\u2019Atelier th\u00e9\u00e2tre burkinab\u00e8, premier directeur g\u00e9n\u00e9ral de la SNC, Prosper Kompaor\u00e9 est l\u2019un des parrains [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":25311,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,123,177,8,9,10,30],"tags":[],"class_list":["post-25310","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-culture","category-depeches","category-developpement","category-economie","category-flashinfos","category-grands-evenements","category-snc"],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2024\/05\/IMG-20240503-WA0020.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25310","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25310"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25310\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/media\/25311"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25310"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25310"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25310"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}