{"id":25229,"date":"2024-04-30T11:07:34","date_gmt":"2024-04-30T09:07:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aib.media\/regions\/2024\/04\/30\/cohabitation-ces-indesirables-tapages-nocturnes-papier-dangle\/"},"modified":"2024-04-30T11:07:34","modified_gmt":"2024-04-30T09:07:34","slug":"cohabitation-ces-indesirables-tapages-nocturnes-papier-dangle","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/2024\/04\/30\/cohabitation-ces-indesirables-tapages-nocturnes-papier-dangle\/","title":{"rendered":"Cohabitation : ces ind\u00e9sirables \u00ab tapages nocturnes \u00bb (Papier d\u2019angle)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Cohabitation : ces ind\u00e9sirables \u00ab tapages nocturnes \u00bb (Papier d\u2019angle)<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ouagadougou, 30 avr. 2024 (AIB)- Dans les grandes villes du Burkina Faso, il est fr\u00e9quent que des citoyens se plaignent de nuisances sonores occasionn\u00e9es par leurs voisinages. Lesdites nuisances sonores proviennent des lieux de cultes et des ateliers, mais et surtout des d\u00e9bits de boisson.<\/strong><\/p>\n<p>A Ouagadougou par exemple, les services de la Police municipale ont re\u00e7u en 2023, au total 1 509 plaintes pour nuisances sonores des d\u00e9bits de boissons, des lieux de cultes et des ateliers (soudures, peinture, couture \u2026).<\/p>\n<p>La r\u00e9v\u00e9lation a \u00e9t\u00e9 faite lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse anim\u00e9e en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2024 par le pr\u00e9sident de la d\u00e9l\u00e9gation sp\u00e9ciale, Maurice Konat\u00e9.<\/p>\n<p>Les nuisances sonores les plus incrimin\u00e9es sont celles \u00e9manant des d\u00e9bits de boisson. A ce sujet, les riverains plaignants \u00e9voquent le fait que la musique provenant de ces \u00ab maquis ind\u00e9sirables \u00bb les emp\u00eachent de dormir.<\/p>\n<p>Selon eux, les m\u00eames bruits ne permettent pas non plus \u00e0 leurs enfants d\u2019\u00e9tudier \u00e0 certaines heures de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement, l\u2019affaire commence par des n\u00e9gociations avec le tenancier, avant d\u2019aboutir \u00e0 des interpellations, voire des proc\u00e8s.<\/p>\n<p>L\u2019on a aussi assist\u00e9 \u00e0 des cas o\u00f9 des d\u00e9bits incrimin\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s avant d\u2019\u00eatre rouverts avec les m\u00eames nuisances.<\/p>\n<p>Il arrive que les propri\u00e9taires desdits d\u00e9bits de boissons brandissent des autorisations qu\u2019ils auraient obtenues des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes. Par cons\u00e9quent, selon eux, personne ne peut les emp\u00eacher d\u2019exercer leur activit\u00e9, oubliant royalement que la libert\u00e9 des uns s\u2019arr\u00eate l\u00e0 o\u00f9 commence celle des autres.<\/p>\n<p>L\u2019on remarque que ces nuisances sonores peuvent \u00eatre d\u00e9savantageuses pour les promoteurs de ces d\u00e9bits de boisson. En effet, certaines personnes qui fr\u00e9quentent les maquis y vont pour la boisson et non pas forc\u00e9ment pour la musique, surtout si celle-ci est tr\u00e8s tapageuse.<\/p>\n<p>Pour ces personnes, la musique assourdissante, est un motif largement suffisant pour \u00e9viter ces genres d\u2019endroit. De ceux-l\u00e0, sont ces gens qui peuvent recevoir des appels \u00ab s\u00e9rieux \u00bb \u00e0 tout moment qui n\u2019iront donc jamais dans un maquis o\u00f9 ils auront du mal \u00e0 d\u00e9crocher certains appels.<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre qu\u2019il existe de nombreux clients qui adorent les maquis o\u00f9 la musique est \u00e0 son paroxysme que ceux qui pr\u00e9f\u00e8rent les maquis \u00ab calmes \u00bb.<\/p>\n<p>Toute chose qui expliquerait la prolif\u00e9ration de ces genres de d\u00e9bits de boisson. Mais de gr\u00e2ce, que l\u2019on \u00e9vite de les installer au milieu des maisons d\u2019habitation, surtout si l\u2019on n\u2019est pas en mesure de circonscrire le champ d\u2019impact du son.<\/p>\n<p>La loi est pourtant claire l\u00e0-dessus. En effet, selon des dispositions du code de l\u2019environnement, les nuisances sonores au Burkina Faso constituent une infraction, particuli\u00e8rement un d\u00e9lit.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re loi contre le bruit et les nuisances sonores a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 1992. Celle-ci a progressivement \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e.<br \/>\nD\u2019apr\u00e8s les dispositions de ladite loi, \u00ab aucun bruit particulier ne doit, par sa dur\u00e9e, sa r\u00e9p\u00e9tition ou son intensit\u00e9 porter atteinte \u00e0 la tranquillit\u00e9 du voisinage ou \u00e0 la sant\u00e9 de l\u2019homme dans un lieu public ou priv\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, les autorit\u00e9s municipales, ce serait-ce que pour une question de tranquillit\u00e9 publique, doivent prendre leurs responsabilit\u00e9s. Elles doivent agir et\/ou s\u00e9vir. Il y va de la promotion des valeurs sociales et du vivre ensemble.<br \/>\nAgence d\u2019information du Burkina<br \/>\nAlban KINI<br \/>\nalban_kini@yahoo.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cohabitation : ces ind\u00e9sirables \u00ab tapages nocturnes \u00bb (Papier d\u2019angle) Ouagadougou, 30 avr. 2024 (AIB)- Dans les grandes villes du Burkina Faso, il est fr\u00e9quent que des citoyens se plaignent de nuisances sonores occasionn\u00e9es par leurs voisinages. Lesdites nuisances sonores proviennent des lieux de cultes et des ateliers, mais et surtout des d\u00e9bits de boisson. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[52,6,123,177,7,8,9,10,73,144],"tags":[],"class_list":["post-25229","post","type-post","status-publish","format-standard","category-centre","category-culture","category-depeches","category-developpement","category-dossiers","category-economie","category-flashinfos","category-grands-evenements","category-kadiogo","category-la-une-aib"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25229","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25229"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25229\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25229"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25229"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.aib.media\/regions\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25229"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}